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1780 - Mort à Nevers (58) - Charles NIVELON

Cet article nous conduit dans le Nivernais, à Nevers ancienne capitale des Ducs de Nevers.

Cette ville est connue déjà à l'époque pour ces faïences. Les manufactures emploient beaucoup d'ouvriers.

C'est sûrement pour cette raison que notre ancêtre Charles NIVELON quitte le Bourbonnais à la fin du XVIIIème siècle.

Vue de Nevers vers 1780

En tant que journalier, il a dû être embauché dans l'une des manufactures de Nevers vers 1778-1780. Il quitte donc avec son épouse Anne Jourdier et leur plus jeune fils Pierre, Cusset, leur paroisse bourbonnaise.


Cusset était à l'époque une ville importante, beaucoup plus que sa voisine Vichy. 

  

Cusset fin du XVIIIème


Cela a dû être tout un périple au travers des chemins de cette fin du XVIIIème siècle que d'aller à Nevers.

Il existait plusieurs manufactures dont la plus importante était la "Faïencerie de l'Autruche", puis celles de "Bethleem" ou de "Les Trois Rois".



L'histoire ne nous dit pas dans laquelle Charles fut embauché.

  


Nous connaissons ce pan de vie de Charles grâce à son acte de décès qui a eu lieu le 21 novembre 1780. L'inhumation est faîte en présence de son fils Pierre Nivelon dans le cimetière de la paroisse Saint Laurent (aujourd'hui détruite).

Acte de décès de Charles Nivelon

Son épouse Anne Jourdier décède le 6 mars 1781 à Nevers. Elle habitait dans la paroisse de Saint Didier (disparue aujourd'hui).

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Petit retour en arrière.

Acte de mariage NIVELON-JOURDIER

Charles NIVELON, né vers 1722 et Anne JOURDIER, née vers 1724, étaient originaires de Cusset où ils se sont mariés le 25 juin 1743. 

Ils auront 12 enfants dont seul deux enfants atteindront l'âge adulte, Jean né en 1750 et notre aïeul Pïerre né en 1764.


Leur fils Pierre nait le 13 juillet 1764 à Cusset, il est ondoyé tout de suite au domicile de ses parents pour " à cause du danger de mort" car il ne devait pas être très robuste à sa naissance. Il sera baptisé ensuite dans la journée.

Il épouse le 9 novembre 1790 à Cusset Antoinette Dufour, fille de Claude Dufour et Marguerite Despalles de la paroisse du Vernet.
 

Ils sont nos ancêtres via la famille Dacher.

Sources : Archives départementales de l'Allier

          Archives départementales de la Nièvre

1914-1918 - Benoit DACHER

 Je vais évoquer le parcours militaire de Benoit DACHER le frère de mon arrière grand-mère Lucie. 

Nous savons par sa fiche matricule, qu'il fit son service militaire au 21ème régiment d'infanterie coloniale où il arrive le 2 février 1903. 

Il sera nommé clairon musicien le  16 juillet 1904. Il sera libéré du service militaire le 1er février 1906.  



1er aout 1914 - La France déclare la guerre à l'Allemagne. C'est le début de la Première Guerre Mondiale.


Benoit Dacher est mobilisé. Il quitte sa famille et part de la gare de Vichy.

Il arrive à la caserne du 21ème Régiment d'infanterie Coloniale le 11 août 1914.

Il monte au front le 1 décembre 1914.

Le 6 mai 1915, il est intégré au 5ème Régiment d'Infanterie Coloniale puis le 14 juin 1915 au 42ème Régiment d'Infanterie Coloniale.



Le 3 juillet 1915, il est blessé à la tranchée de Trapèze. Il sera évacué sur un hôpital jusqu'au 10 octobre 1915.

Tranchée du Trapèze


Il est envoyé sur le front dès le 11 octobre 1915. 

Le 16 avril devant Laffaux, lors des combats du chemin des Dames, il est à nouveau blessé. Il est évacué par le train sanitaire n° 13.

Combats devant le moulin de Laffaux

Le 11 mai 1917 il est cité à l'ordre de son régiment pour " Au front depuis le début de la campagne, a participer à toutes les attaques auxquelles son régiment a pris part et s'y est bien conduit".

Il finira la guerre en arrière, loin du front.

Extrait de sa fiche matricule militaire

Sources : archives départementales de l'Allier

VALCIVIERES (Puy de Dôme) - 1ère partie - Antoine Gouny (1782-1867) scieur de long puis cabaretier - Ancêtre de la famille Dacher -


Valcivières, petit village de l'Ambertois, au confin de l'Auvergne.

La vie est y très rude, surtout l'hiver. 

 En cette fin de 18ème siècle, la paroisse compte environ 1500 habitants qui s'étendent entre le bourg et les divers hameaux dont l'Artaudie, le Bégonin, la Bernardie, la Boissadie, la Chevaleyre,, la Croix de la Faye, Gourbeyre, Thiolerette, la Visseyre, Voldoire.

Ces hameaux ont souvent les même noms que ceux des familles de Valcivières.

                                   carte géographique de Valcivières   

                

C'est dans ce petit village auvergnat que le 15 juillet 1782 Antoine Gouny voit le jour au bourg, dans la maison de ses parents, Benoit Gouny, scieur de long et Elisabeth dite Ysabeau Cusin.

Baptisé le lendemain, le 16 juillet dans l'église paroissiale (cette église n'existe plus aujourd'hui) il a pour parrain son oncle Antoine Gouny et pour marraine sa tante Antoinette Cusin. 

Acte de naissance de Antoine Gouny - 1782

 

Ses parents, Benoit Gouny, du lieu dit Le Puy de Valcivières et Elisabeth Cusin, du lieu dit Chabrier de la paroisse de Job, s'étaient mariés à Valcivières, le 10 septembre 1774. 

La mariée ayant 23 ans, donc mineure à cette époque, se marie avec l'autorisation de son oncle Damien Cusin, car ses parents sont décédés au moment du mariage. 

Benoit Gouny et Elisabeth Cusin, avant notre Antoine, ont eu Marguerite en 1776 qui ne vécut qu'un mois, puis Jean en 1777 et Etienne en 1780. Viendront ensuite deux soeurs après lui, Marguerite en 1786 et Claudine en 1790.

 

 Acte de mariage de Benoit Gouny et Elisabeth Cusin

 

 

Il aura toute son enfance pour horizon, les cimes de la vallée de son village.

vue actuelle de Valcivières

 

 

Comme beaucoup d'enfants à cette époque, il secondera ses parents dans les travaux des champs et son père lui apprendra très tôt le métier de scieur de long. Métier très dur et souvent dangereux, surtout pour un jeune garçon.

 (voir 2ème partie pour le métier de scieur de long)

 

 Comme beaucoup de ces concitoyens, il épouse une jeune fille de son village. Il y a d'ailleurs beaucoup de mariage entre cousins, l'isolement du village y étant pour beaucoup.


Scieurs de long

 

Le 28 juillet 1812 à la mairie de Valcivières il s'unit à Marianne Rochon. Née le 16 aoput 1789 à Valcivières de Thomas Rochon et Jeanne Artaud, les deux jeunes gens se connaissait depuis l'enfance.

Son cousin Claude Gouny sera son témoin. Le jeune couple s'installe au bourg de Valcivières. 

Le 26 janvier 1814 nait leur fils Benoit ; on lit sur l'acte que Antoine Gouny est cabaretier ; est-ce un métier qu'il exerce en plus de celui de scieur de long ? 

Mais le bonheur sera de courte durée. Marianne Rochon décède le 22 mars suivant. Sûrement des suites de son accouchement, comme cela était fréquent à cette époque. 

Signature de Antoine Gouny

 

Le 7 février 1815, Antoine Gouny se remarie à Valcivières.

Il épouse Marguerite Bernard, fille de Cosme Bernard, cabaretier et de Elisabeth Faidides, elle est née le 8 janvier 1792 à Valcivières. 

Leurs témoins sont Gilbert Mantaud, Pierre Chevaleyre, Claude Coerchon et Mathieu Bernard, frère de l'épouse.

 

Signature de Cosme Bernard

Avec sa nouvelle épouse Antoine s'installe au Bourg en tant que cabaretier.

Cosme Bernard, son beau-père fait le même métier. Travaille t-il ensemble ?

 

Quotidien du cabaretier
 

Le 26 novembre 1815, nait leur première fille Marguerite.

En février 1818, il a la douleur de perdre ses parents. D'abord son père le 1er février puis le 4, sa mère Elisabeth Cusin.

En septembre de la même année, le 12, leur fils Mathieu voit le jour. Il sera suivi le 20 juillet 1825 de Jean-Benoit puis le 17 mai 1829 de Anne-Marie, qui sera notre aïeule.

Acte de naissance de Marianne Gouny
 

La vie s'écoule au rythme des saisons .... et des événements familiaux.

Benoit, le fils ainé, issu de sa première union est réformé pour problème de hernie en 1834. Il épouse le 24 octobre 1837 à Valcivières  Marie Chevaleyre. Mais cette dernière décède le 1 mai 1839. Benoit se remarie le 3 août 1841 à Ambert avec Antoinette Vialle. Comme son père il sera aubergiste.

En 1838, c'est au tour de Mathieu Gouny, le second fils, de se plier au tirage au sort militaire. Mais il sera réformé pour défaut de taille, ne faisant que 1m52. Il choisit le métier de scieur de long et part en formation sur Cusset (Allier). Jacques Batisse, chez qui il demeure, scieur de long, a dû lui apprendre le métier. Ouvrier scieur de long, Mathieu n'aura pas le temps d'en connaître tous les rouages car il décède au domicile de Jacques Batisse le 18 novembre 1844.

Recensement Valcivières - 1846 - Le Bourg - Famille Gouny
 

Mais le destin s'acharne sur notre aïeul Antoine car le 18 février 1847, son épouse Marguerite Bernard meurt âgée seulement de 55 ans.

Cependant, la vie reprend son cours.

Le 10 octobre 1848, à Valcivières, le plus jeune de leur fils Jean-Benoit (réformé militaire pour défaut de taille) épouse Marguerite Chamblas.

Puis le 28 juillet 1849 à Cusset, leur fille Elisabeth s'unit à Claude Veyssier. 

Entre temps, Antoine Gouny quitte Valcivières et s'installe à Cusset car en 1853 lors du mariage de sa dernière fille Anne-Marie, il est domicilié dans cette ville. Sa fille Anne-Marie épouse le 1 juillet 1853 à Cusset Gilbert Dacher, tailleur de pierres. Ce sont nos ancêtres directs.

Antoine Gouny aura le temps de voir ses petits fils Jacques et François Dacher naîtrent en 1853 et 1856, avant de s'éteindre le 18 mars 1867 à l'hôpital de Cusset.

 

 Cusset au 18ème siècle



Le petit-fils d'Antoine Gouny, mon aïeul François Dacher est né en 1856.

Il aura onze ans lorsque Antoine Gouny décède. Mort en 1916, François Dacher a peut-être parlé à son tour à ses enfants puis petits enfants de ce grand-père scieur de long ..... j'aime l'imaginer 

 

sources : Archives départementales de l'Allier et du Puy de Dôme

VICHY (Allier) - 1931 - Drame familial - Benoit Dacher

 Au hasard des faits divers sur le courrier de l'allier, un entrefilet en date du 31 mars 1931 a attiré mon attention 

 

Le Courrier de l'Allier du 31 mars 1931

 

On constate le décès d'un Mr Dacher, graveur sur marbre qui a mis fin à ses jours ..... 

Hors, après recoupements, je comprends qu'il s'agit de mon arrière grand-oncle Benoit Dacher. Cet article confirme ce que l'on n'avait raconté dans la famille.

Comment en ait-il arrivé là ? Car la famille conserve de Benoit le souvenir d'un homme bon vivant, toujours prompte à faire des blagues. Le motif n'est pas arrivé jusqu'à nous, mais sa famille l'ai t-elle su, peut-être pas ??

Il laisse une veuve Lucie Dacher née Lacroix et une famille dans la douleur.

Acte de décès de Benoit Dacher

Villa Faustine (vue actuelle) dernier domicile de Benoit Dacher.                                                      

 









journal de l'allier 8 avril 1931



 

 Inhumé à Vichy avec son père François Dacher


Recensement de Vichy - 1921 - Boulevarde de la Salle - 

 
Benoit Dacher est né à Cusset le 17 septembre 1882. Il est le fils de François Dacher, tailleur de pierres et de Clotilde Lorut, baigneuse aux thermes. 

Il épouse Lucie Lacroix le 2 octobre 1906 à Vichy (le même jour que sa soeur Lucie Dacher avec J.Baptiste Nicolas, nos aïeux).

De ce mariage sont nés deux fils :

1- Clovis (1907-1996)

2- Gilbert (1910-1974)

 

Veuve, Lucie Lacroix épouse le 23 septembre 1933 à Vichy le cousin germain de Benoit Dacher, Gilbert Dacher.

Lucie Dacher décède le 2 avril 1953 à Vichy et Gilbert Dacher le 30 décembre 1943 à Vichy. 

 Source : Archives départementales de l'Allier