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LE MONASTIER SUR GAZEILLE (43) - Les soeurs religieuses

Le Monastier sur Gazeille en Velay - En ce milieu du XIXème siècle, c'est dans cette commune que vit la famille Pagès. Nous allons plus précisément étudier la famille du frère de notre aïeul Augustin Pagès, Jacques Pagès et de son épouse Reine Séjalon.


Jacques Pagès est né au Monastier sur Gazeille le 1 février 1816. Il est le fils de nos aïeux Jean Pagès et Jeanne Marie Badiou.

Il se marie le 18 septembre 1844 au Monastier avec Reine Séjalon, native de Saint Martin de Frugères où elle est née le 5 mai 1814 de Henri Séjalon et Reine Charuel.

Jacques et son épouse Reine s'installent sur la commune du Monastier au hameau Saint Victor.

Ils auront huit enfants :

1 - Jean (1845-1850)

2 - Pierre (1847-1883) qui se marie avec Marie-Eugènie Bérard - ils auront un fils Albert Jean-Pierre qui sera frère blanc et missionnaire - un article lui sera consacré.

3 - Augustin (1849-1849)

4 - Angélique que l'on va retrouvé ci-dessous

5 - Marie-Philomène (1851-1851)

6 - Anne-Marie qui suivra ci dessous

7 - Rosalie qui suivra après ses deux soeurs

8 - Lucie (1860-1928) célibataire.


La famille Pagès est très croyante, ce qui n'est pas une chose rare à cette époque surtout dans la région du Puy en Velay. Trois des filles de Jacques et Reine seront religieuse. Je vais retraver un peu leur parcours.

1 - Angélique Pagès est née le 2 mars 1850 au hameau de Saint Victor à onze heures du matin.

Jeune fille très croyante, elle racontait, je cite "Notre village, disait-elle, était fort éloigné de l'église ; tous les dimanches nous faisions près d'une heure de mache, ma mère et ses cinq enfants. En qualité d'ainée, je devais réciter à haute voix le rosaire en entier tout le long du parcours". Elle décida adolescente de rentrer en religion. 

Elle intégra la congrégation La Présentation de Marie où elle fut agrégée le 15 août 1872. Elle devient religieuse sous le nom de Soeur Théofrède. Le 30 août de la même année, elle arrive à Veigy où elle restera jusqu'au 29 novembre 1877 pour aller à Aix Saint Jean. Puis en août 1898, elle part pour Massiac où elle reste jusqu'au 3 février 1900. Le 8 mai de la même année, elle va à Saint Cécile avant de prendre sa retraite en septembre 1900. Elle décède le 15 mars 1927à Bourg Saint Andéol.


2 - Anne Marie Pagès est née 26 novembre 1852 au hameau de Saint Victor à huit du soir.

Comme sa soeur ainée, elle devient religieuse dans la même congrégation sous le nom de Soeur Alvarès. Elle fut agrégée le 31 mars 1875. Elle est envoyée à Mornas jusqu'au 21 septembre 1876. Elle part ensuite Bédouès le 27 septembre de la même année. Puis elle ira à Florac (janvier 1878-septembre 1879), à Massiac (1879-mars 1882), à Saugues (mars 1882-septembre 1904), à Port Maurice (septembre 1904-novembre 1906). Revenu à Bourg Saint Andéol le 28 novembre 1906, elle est employée à la salle communauté à la dentelle. Elle décède le 24 septembre 1909 à Bourg Saint Andéol.


 
3 - Rosalie Pagès est née le 9 novembre 1855 au hameau de Saint Victor à dix heures du matin.

Comme ses deux soeurs ainées, elle intégre également la même congrégation. En tant que religieuse elle prend le nom de Soeur Marie-Angélique.

Elle est agrégée le 15 octobre 1877. Elle part pour Doyet jusqu'en septembre 1885. Puis elle part à Coucouron (septembre 1885-septembre 1887), puis à Thueuts, puis à Villefranche fin août 1898. En septembre 1901, elle est envoyée à Teste, puis à Port Maurice (1907-1910), Aix Sainte Marthe (1910-1917), Camaret (1917-1920).

Elle décéde le 6 juillet 1920 à Bourg Saint Andéol.


Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

          Archives de la congrégation La Présentation de Marie - Soeur Marie-Josiane

LE MONASTIER SUR GAZEILLE - 1755 - Drame dans la famille Rousset (ancêtres famille André)

Il arrive parfois que le curé lorsqu'il écrit un acte d'inhumation note la raison du décès.Pour nous généalogiste c'est une richesse.


Saint Martin de Fugères

Il a dû pleuvoir énormément en ce mois de septembre 1755 sur le Velay. Notre aïeul Antoine Rousset qui habite le lieu dit Courmacés sur la paroisse de Saint Martin de Fugères, est parti vers le village du Monastier sous Gazeille en ce jour du 24 septembre.


C'est peut-être ce chemin qu'Antoine a suivi.


La Gazeille à l'entrée du Monastier

Mais la rivière La Gazeille est sortie de son lit. Antoine Rousset, peut-être surpris par l'inondation de la rivière, tombe dans cette dernière et se noie en arrivant au Monastier sous Gazeille. Son corps est retrouvé et il sera inhumé le lendemain le 25 septembre au cimetière de Saint Martin de Fugères. Il avait environ 66 ans. ll était veuf de Marie Tinet qui était décédée en 1752.


Acte de décès de Antoine Rousset

signature de Antoine Rousset





Sources : Archives départementales de Haute-Loire


LAUSSONNE (Haute-Loire) - 1812 - Succession de notre aïeul Michel JAMON (ascendant famille André)

A Laussonne, au village du Besset, Jean, Sébastien, Jean-Antoine, Jean-Claude et Jeanne-Marie, les enfants de Michel Jamon l'entourent en cette nuit du 1er au 2 juillet 1812 et prient car leur père vit ses derniers instants. A une heure du matin, le 2 juillet, il décède à l'âge de 73 ans.

Jean-Claude dit Claude et Jean iront faire la déclaration à la mairie de Laussonne le jour même.

acte de décès de Michel Jamon

Michel Jamon sera inhumé au cimetière de Laussonne auprès de son épouse Antoinette Brun.

Laussonne


Michel Jamon qui était sabotier vécu toute sa vie dans ce village du Besset où il est né le 9 octobre 1738.

Il était veuf depuis le 5 mai 1806 d'Antoinette Brun qu'il avait épousé à Laussonne le 10 février 1767. Un contrat de mariage fut signé le 31 janvier devant Maître Badiou au Monastier sur Gazeille. qui nous permet de savoir qu'Antoinette Brun avait reçu de ses parents une dote de 165 francs.

Signature de  Michel Jamon

Huit enfants sont nés de leur union mais trois d'entre eux décédèrent jeunes. 

Grâce aux archives de l'enregistrement, on a une idée de ce que Michel Jamon possédait ; grâce à ce document, on sait qu'il avait une maison à paille en mauvaise état et trois petites pièces de terre incultes.

Michel Jamon et son épouse Antoinette Brun sont nos ancêtres directs par leur fils Jean-Claude.

Déclaration de succesion de Michel Jamon

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

CEYSSAC (Haute-Loire) - 1903 - L'oubliée de l'histoire, la petite soeur de mon grand-père maternel Marcel Charbonnier

La généalogie nous réserve parfois des surprises. Ce fut le cas lors de mes recherches sur Ceyssac.

Par cet article, je vais sortir de l'oubli une petite fille dont personne dans la famille n'avait entendu parler.


1903 - A quelques kilomètres du Puy en Velay, se trouve le petit village de Ceyssac dont le château en ruines domine sur son rocher.

recensement de Ceyssac - 1901

Grâce au recensement de 1901, on sait que la famille ANDRE s'est installée à Ceyssac au lieu dit Sénilhac.  Régis ANDRE, son épouse Rosine PAGES, leur fils Antoine et leur fille Marie-Virginie vont ensuite au hameau de La Crébade début 1903.

Marie-Virginie, leur fille, qui vient d'avoir 19 ans est dentellière. Son destin va être bouleversé car elle attend un enfant. Elle a dû subir le regard de ses concitoyens car elle n'est pas mariée. A cette époque, être fille mère n'était pas très bien vu.


Mais dans la nuit du 9 au 10 juillet les douleurs de l'enfantement sont là. Au domicile de ses parents, elle met au monde à quatre heures du matin, une petite fille.
Le lendemain, c'est Régis ANDRE qui déclare la naissance à la mairie. Elle reçoit le prénom de Marie-Mélanie et est déclarée sous le nom d'ANDRE.

Marie-Mélanie est baptisée le même jour dans l'église du village. C'est son grand-père Régis qui est son parrain et sa grande tante Mélanie Victorine Giraud épouse Pagès sa marraine.


  


Eglise de Ceyssac et acte de baptême de Marie-Mélanie


Mais hélas, le 17 juillet à trois heures de l'après-midi, la petite Marie-Mélanie meurt dans son septième jour de vie.

C'est à nouveau son grand-père Régis qui va en mairie pour déclarer le décès.

Qui était le père de Marie-Mélanie ? Déclarée de père inconnu, l'état civil ne nous le dit pas.

Ni l'histoire familiale car personne dans la famille d'aujourd'hui n'a entendu parler de cette petite fille.  

L'année suivante, Marie-Virginie épouse Jean-Pierre Charbonnier du village voisin du Monteil. Est-il le père de l'enfant ? 


Marie-Virginie donnera naissance à 4 enfants, tous des garçons suite à son mariage avec Jean-Pierre Charbonnier, dont mon grand-père maternel. Est-il au courant de l'existence, même brève de cette petite soeur ? Hélas, la vie ne m'a pas permis de lui poser cette question.

J'ai voulu par cet article redonner vie à cette grande tante inconnue. 


Marie-Virginie ANDRE en 1904 

et ses quatre fils, Marcel mon grand-père, François, Régis et Antonin CHARBONNIER






Je dédie cet article à René Charbonnier, l'un des petits fils de Marie-Virginie, car la révélation de l'existence de Marie-Mélanie, a eu l'effet d'une bombe pour lui et ma mère. 

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

1666 - BURZET (07) - Quittance entre Jacques BOUSCHONNE et Maître Pierre JOANNY (ancêtres branche ANDRE)

En généalogie, toute découverte de documents, même parfois insignifiant, peut nous apporter des détails pour comprendre la vie de nos aïeux. Lorsque l'on consulte les archives de notaire, on trouve beaucoup de quittances. Elles nous donne un aperçu des transactions entre les gens d'un même village par exemple.

C'est le cas de la quittance dont je vais parler dans cet article.   

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Je vais vous emmener à Burzet en Ardèche, petit village où toute une partie de nos ancêtres avant la révolution de 1789 vécurent.


 

1661, nous sommes sous le règne du Roi Louis XIV. 

Dans ce petit village du Vivarais, l'hivers est plutôt rude rendant la vie de nos ancêtres compliquée.

Le 7 décembre 1666, Maître Arnaud reçoit dans sa maison Maître Pierre Joanny du lieu de Collanges de la paroisse de Colombier le Vieux et Jacques Bouschonne dit Allègre du lieu dit La Valette de Burzet.

Pierre Joanny dit avoir reçu du dit Jacques Bouschonne, un habit, l'étoffe d'une robe, un cotillon, du blé et du seigle et 4 brebis plus une somme de 41 livres 14 sols qui correspond à la dot que Jacques Bouschonne a donné à sa fille Marie Bouschonne lors du contrat de mariage de cette dernière avec le petit-fils de Pierre Joanny, prénommé également Pierre.

La quittance nous apporte un renseignement important car elle nous donne la date du contrat de mariage, soit le 1er mai 1664.
Par cette quittance Maître Pierre Joanny acquiite le dit Jacques Bouschonne de ce qu'il lui devait.

Pierre Joanny et Marie Bouschonne sont nos ancêtres directs.




Sources : Archives départementales de l'Ardèche


VIZENAC (Ardèche) - 1636 - Quand un acte notarié permet de retracer une famille - Accord Jacqueline Larchier épouse Reyne


 Dans cet article, direction l'Ardèche. Cette province du Vivarais est le berceau de toute une partie de nos ancêtres avant la Révolution.

Arrêtons nous dans le petit village de Vizenac. C'est là qu'au XVIIème siècle vit nos aïeux issus de la branche LASCOMBES (ascendants de la famille de mon arrière grand-mère ANDRE).

  

Vizenac au début du XXème et aujourd'hui  




Grâce aux archives de notaires qui sont arrivées jusqu'à nous, nous pouvons remonter la généalogie de ces familles malgré les lacunes des registres paroissiaux.


C'est ainsi que j'ai pu reconstitué une partie de la famille de notre ancêtre Jacqueline Larchier épouse Reyne.





Nous sommes sous le règne du Roi Louis XIII. 
Le pays est en partie protestant et dans cette partie du royaume, les guerres de religion ont provoqué de grands massacres.

Dans sa paroisse de Vizenac Jacqueline Larchier épouse de Michel Reyne (ou Rey) a dû vivre ses événements avec terreur.

Elle épouse Michel Rey vers 1585-1590. Ils habitent le hameau de Merzellet.




Jacqueline Larchier et son mari sont nés dans les années 1570. A cette époque le Royaume de France est dirigé par Catherine de Médicis avec son fils le Roi Charles IX.



Le 1er juillet 1636, Jacqueline Larchier part à Largentière, paroisse voisine car elle doit se rendre chez le notaire.

Un accord doit être passé avec sa cousine Catherine Largier suite à des successions.

Toute la famille se rend chez Maître Claude Rimbaud qui officie à Largentière.

Cet acte qui va être rédigé et signé est un vrai trésor aujourd'hui.


Largentière



A la lecture de l'accord, on sait que Jacqueline Larchier habite Merzellet à Vinezac et qu'elle vient pour ses droits légitime tant paternel que maternel ainsi que du 12ème des biens de son oncle Bernard COURONELLE, qui est prêtre, ainsi que des hoirs de feu son oncle Mathieu Larchier père de sa cousine Catherine.

Le notaire indique qu'il est adjugé à  Jacqueline Larchier  un dixième des biens de feu son père Simon Larchier.

Grâce à ces renseignements nous savons que Jacqueline Larchier est la fille de Simon Larchier et d'Isabeau Couronelle.


Son cité dans l'acte également sa fille Jeanne REYNE épouse de Claude LASCOMBES nos ancêtres directs, André, Marie et Catherine ses autres enfants encore en vie.


 


Première page de l'acte de 1636







Puis dans les archives de Maître Claude Du Taranguet notaire à Largentière, on retrouve à la date du 4 novembre 1608 un testament fait par Isabeau ou Isabelle COURONELLE, mère de Jacqueline Larchier.
Dans ce testament d'Isabeau Coronnelle veuve de Simon Larchier dulieu dit de Vinezac sont mentionnés ses enfants: Jacqueline femme de Michel Rey, Jeanne femme de Pierre Chastanier de Chazeaux et de son fils Gérosme Larchier.
Il est fait également mention de sa soeur Claudine Coronnelle. 


Peut-être de nouvelles surprises à venir car les archives de ce notaire n'ont pas toutes été consultés.






Première page du testament d'Isabeau Couronelle 




 




sources : archives départementales de l'Ardèche

LE PERIER (Isère) - 1693 - Notre aïeul Martin ANDRE, paralysé et aveugle, fait son testament.

1693

Dans ce petit village du Dauphiné, Le Périer s'est l'hiver et la neige est tombé en abondance.


Dans sa maison, notre aïeul Martin ANDRE a demandé au notaire de venir. Il souhaite lui dicter son testament.

C'est Maître Pierre Nycollet, notaire à Burzet qui en ce 24 novembre 1693 vient au domicile de Martin.

On apprend par ce testament que Martin fils de feu Claude, est paralysé et qu'il est aveugle depuis cinq années.

extrait de son testament 

Avant de dicter son testament, Martin de son plein gré fait le signe de la Croix sur son corps pour humblement recommandé son âme à Dieu et lui prier de lui pardonner ses fautes et de recevoir son âme étant séparée de son corps et que ce dernier soit inhumé dans le cimetière de l'église paroissiale dans le tombeau de ses prédécesseurs. Il veut et ordonne que le jour de son enterrement au bout de la neuvaine et de l'an que soit célébré une messe pour le repos de son âme.


Eglise du Périer

Martin désigne pour héritière testamentaire sa fille Anne issue de son troisième mariage avec Jeanne Nicollet. 

Il donne et lègue à Dominique, Jacques (notre aïeul) et Jean ses enfants naturels et légitime de son second mariage, la somme de cinq sols à chacun d'eux, payable dans une année après son décès et ces derniers sont exclus d'hériter de tous les autres biens sans qu'ils puissent espérer ni prétendre et qui sont donnés à sa testamentaire sa fille Anne.

Ce testament a été rédigé en présence de Pierre et autre Pierre Bernard, Barthélémy Gailhard, Jean Boulloud, Jean Jourdan, Louys Parat, Claude Touschet, Jean Nycollet, et de Maître Sébastien Rey officier Royal d'Entraigues.


page 2 et 3 du testament de Martin André

   
Le Périer

Martin ANDRE décédera quatre ans plus tard, le 7 février 1697 à son domicile au Périer âgé d'environ 90 ans.


Acte de décès de Martin ANDRE

 

Que savons nous de Martin ANDRE ?

Il serait né vers 1607 sous le règne du Roi Henri IV à Le Périer, fils de Claude ANDRE et de Jeanne BOSSE.

Le 4 juillet 1639 à Le Périer il se marie avec Antoinette MICHEL . Ils auront une fille Jeanne.

Veuf, Martin se remarie en 1646 avec Catherine RIF - un contrat de mariage est signé le 10 février 1646. Ce sont nos ancêtres directs. Ils auront 6 enfants, Marguerite (1649 décédée avant son père), Jeanne (1652-1687) épouse de Jean PRA, Dominique (1654- ?), Jacques notre ancêtre  --) voir mon article "mariage d'un dauphinois avec une ardéchoise", Claude (1658-1674), Jean (1662- ?) époux de Magdeleine HELIX. 

De nouveau veuf en 1665, Martin se marie une troisième fois le 2 mars 166 à Le Périer avec Jeanne Nicollet dont une fille Anne (sa testamentaire) qui se marie avec Jean Nycollet.


sources : archives départementale de l'Isère