SAINT GERMAIN LAPRADE (43) - 1731 - Acte de décès, reflet de la famille de Pierre Jouffre (famille Galland)

 

Saint Germain Laprade


Saint Germain Laprade, village du Velay, est le berceau d'une partie de notre ascendance. 

C'est là que vit la famille de Pierre Jouffre notre lointain aïeul en 1731. 

Nous sommes sous le règne du roi Louis XV, alors jeune Roi de 21 ans. 

Louis XV en 1730


Alors que l'hiver bat son plein, surtout dans cette région froide du royaume, le 4 février 1731 Pierre Jouffre rend son dernier souffle dans sa maison située au lieu dit Le Villard. Il sera inhumé le lendemain dans le cimetière de son hameau.

Le curé Lashermes qui procède à l'inhumation le 5 février, note sur l'acte que Pierre Jouffre laisse six enfants, une fille Marguerite d'un premier mariage, deux garçons Pierre et André d'un second lit et un fils Charles et deux filles Marie et Antoinette d'un troisième mariage.

Acte d'inhumation de Pierre Jouffre  

Ces informations sont précieuses et elles nous permettent de confirmer que Pierre Jouffre s'était marié trois fois.

Nous avions trouvé un mariage d'un Pierre Jouffre, fils de Jacques et Catherine Nicolas du lieu dit Le Villard avec Marie Achard le 14 février 1695. D'où sera issue en autre Marguerite (plus deux autres enfants Jean et Catherine mort en bas âge). Marie Achard décéde le 3 février 1701.


Le 13 juillet 1703, nous retrouvons le mariage d'un Pierre Jouffre, du lieu dit Le Villard avec Gabrielle Baille. Il n'y a aucun nom de parents d'indiqué pour Pierre Jouffre, ce qui est souvent le cas lorsque le marié est veuf. Trois enfants naissent, Pierre, Suzanne (décédée à 3 ans) et André. Gabrielle Baille meurt le 25 février 1712. 


Puis le 13 février 1714, un mariage a lieu d'un Pierre Jouffre à Freycenet la Tour avec Isabeau Brun. L'époux est dit du lieu dit Le Villard de Saint Germain Laprade. Est ce notre Pierre Jouffre des deux premier mariage ? On se pose la question bien sur.... De ce mariage naissent trois enfants dont deux filles Marie et  Antoinette, un fils Jean-Claude qui doit mourrir jeune ; toutes ces naissances ont lieu au Villard à Saint Germain Laprade.

Mariage JOUFFRE - BRUN

Grâce à l'acte d'inhumation qui cite le nom des enfants, on peut conclure et être sûr que notre Pierre Jouffre s'est bien marié trois fois. 

Acte de baptême d'Antoinette Jouffre

Le troisième mariage est le plus important pour nous car nous descendons de Antoinette fille de Pierre Jouffre et d'Isabeau Brun. Antoinette est née le 25 août 1720 au Villard paroisse de Saint Germain Laprade où elle sera baptisée le 27 août. Elle épousera le 21 février 1746 à Saint Germain Laprade Claude Gérintés (1707-An IV). Ils seront les ancêtres de Antonia Galland épouse Charbonnier, ma grand-mère.



La généalogie est parfois un jeu de piste, on recherche le moindre indice pour confirmer un lien. C'est justement ce qui est le plus passionnant. 

 


   

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

SALAIRE - Historique du mot salaire

Le mot salaire vient du latin "salarium" qui vient du mot "sal" signifiant "sel". 


Dans l'Antiquité, le sel était une denrée précieuse, utilisée non seulement pour la conservation des aliments, mais aussi comme moyen de paiement. 


Les soldats romains recevaient une ration de sel comme partie de leur solde, ce qui conduisit à l'utilisation du terme pour désigner la rémunération en général.

Chez nos ancêtres médiévaux, il est synonyme de récompense tout comme chez les Tibétains et les Ethopiens qui l'utilisait comme monnaie d'échange.

Précieux et difficile à récolter à ces périodes lointaines, le sel était évalué à prix d'or


Généalogie des MAZET (Allier) - 9ème partie - Gilbert Mazet, fils de Joseph Mazet et Marie Favier, frère de notre aïeul Jean et de Anne épouse Morette.

Dans cette 9ème partie, je vais aborder "l'oncle Gilbert", le frère de Anne (voir chapitre précédent) et de notre aïeul Jean (chapitre à venir).

Fils de nos aïeux Joseph Mazet et Marie Favier, Gilbert Mazet est né, comme ses frères et soeur, à La Ferté Hauterive le 13 août 1832 à midi au domicile de ses parents. Son père Joseph fera à la déclaration de naissance à la mairie le lendemain accompagné de Jean Favier, son beau pèr et d'un ami Jean Saulnier.

Acte de naissance de Gilbert Mazet



Voilà un nouveau compagnon de jeux pour Jean et Anne.

En 1846, grâce au recensement, on sait qu'il est placé domestique à Bessay sur Allier, chez Claude Boisseau au lieu dit Bellevue. 

Recensement Bessay sur Allier - 1846

1852, l'année de ses 20 ans, arrive le tirage au sort militaire. Il tire un bon numéro, le 77 ; le voilà bon pour le service. On apprend par sa fiche matricule qu'il mesure 1m58, qu'il a les yeux roux (soit marron clair), les cheveux noirs, un long nez et qu'il porte au front une forte brûlure.

Il est incorporé au 49ème de ligne où il arrive le 28 février 1854. 





 

Registre matricule Gilbert Mazet




En novembre 1853, le voilà de retour dans son Bourbonnais natal, car le 22 novembre il est le témoin de son frère Jean qui épouse Marie Beauculat à Moulins.

De retour du service militaire, il s'installe au Bourg de Toulon sur Allier avec sa mère. 

Recensement Toulon sur Allier - 1861

Le 17 avril 1864, il a le bonheur de tenu sur les fonds baptismaux de Notre Dame à Moulins, son neveu, fils de Jean Mazet, dont il est le parrain ; ce neveu sera prénommé comme lui, Gilbert.


Le 24 juin 1866 est affiché sur la porte de la mairie, une publication entre Marie Deschamps et Gilbert Mazet.

Le mariage aura lieu le 4 août 1866 à la mairie et à l'église de Toulon sur Allier.

Les témoins de Gilbert Mazet sont son frère Jean qui habite Avermes et Gilbert Glachet un voisin.

Extrait de l'acte de mariage


Gilbert et Marie s'installent au lieu dit Vermillière à Toulon sur Allier où ils sont cultivateurs. Marie attends rapidement son premier enfant, mais le 10 janvier 1868 à midi elle accouche d'un enfant sans vie. C'est un véritable drame pour la jeune femme.

On retrouve ensuite Gilbert Mazet et sa femme Marie cultivateurs au lieu dit Bel Air. De nouveau enceinte, le jeune couple espère beaucoup en ce nouvel espoir.

Le 1er novembre, Marie met au monde un fils à onze heures du soir. Il est baptisé le 13 novembre et reçoit le prénom d'Etienne. Son parrain est son cousin germain Etienne Morette et sa marraine Marguerite Ducrois. Mais l'enfant devait être fragile car il décède le 14 décembre suivant.

Acte de naissace de Etienne Mazet



Acte de naissance de Marie Mazet

Gilbert Mazet et Marie Deschamps quitte Bel Air et viennent s'installer au bourg de Toulon vers 1871-1872. C'est là que Marie Deschamps met au monde un troisième enfant, le 26 janvier 1872. Il s'agit d'une fille qui voit le jour à trois heures du soir.


Les jours, les mois passent et leur fille survit et prends des forces. Enfin un vrai bonheur pour Gilbert et Marie Mazet.

Le 28 novembre de la même année, le neveu de Gilbert, Etienne Mazet se marie à Toulon sur Allier. Il épouse Marie Lafôret. Gilbert Mazet et son frère Jean sont les témoins.



Mais le destin va brisé le foyer de Gilbert et Marie. Gilbert tombe malade au cours de l'année 1873. Il est hospitalisé à Moulins à l'hôpital Saint Joseph. Mais il ne survit pas et meurt le 26 décembre 1873 à l'hôpital. Marie Deschamp sa veuve reste seule avec leur fille Marie.

Acte de décès de Gilbert Mazet

Par les tables de successions et d'absences, nous savons que Gilbert Mazet ne possèdait aucuns biens.

Sa veuve Marie Deschamps se remarie le 17 novembre 1874 à Bessay avec Simon Pelletier puis le 2 mars 1885 à Bessay avec Jean Darmangeat. Elle décéde le 11 avril 1928 à Bessay sur Allier.


Que devient la fille unique de Gilbert Mazet et Marie Deschamps ?   

Marie Mazet part vivre à Bessay avec sa mère après le mariage de cette dernière avec Simon Pelletier ; ils habitent le lieu dit Le Pré Sanelle.

Deux petites soeurs, Marie et Catherine, filles de sa mère avec Simon Pelletier viendront au monde.

Le 22 juillet 1883, Marie perd son beau-père Simon Pelletier. Sa mère se remarie avec Jean Darmengeat comme nous l'avons ci-dessus. Avec ce nouveau beau-père Marie vit toujours au Présanelle.


En 1892, Marie Mazet  se fiance avec un jeune homme de La Ferté Hauterive, Jean Laloi. Après la publication des bans, les 31 juillet et 7 août 1892. 

Extrait du contrat de mariage LALOI - MAZET

Le 14 août 1892 les familles se retrouvent devant Maître Montilllet, notaire à Bessay, pour la signature du contrat de mariage. On y apprends que Marie Mazet apporte en dot un bois de lit, une armoire, une table en bois de chêne, des draps, serviettes, torchons, lit de plumes, couverture en laine, couvre pied, traversin, oreillers, ... le tout estimé à 260 francs.


Le mariage se déroule à La Ferté Hauterive le 20 août 1892. Les témoins de Marie Mazet sont son beau père Jean Darmangeat et son oncle François Deschamps.

Marie Mazet et son mari Jean Laloi s'installent au domaine des Guilleminots avec ses beaux parents.

C'est là que le 21 juillet Marie Mazet met au monde son fils Thomas Laloi qui voit le jour à 8 heures du soir.  



Malheureusement, Jean Laloi son mari décède le 18 décembre 1894. Marie décédera à son tour le 30 décembre 1894. Leur fils Thomas disparait à son tour à l'âge de 2 ans le 28 octobre 1895


Après le décès de Jean Laloi un inventaire est fait de la communauté de travail qui existait entre lui,  Marie Mazet et ses parents Thomas et Anne Laloi. 

    

Extrait de l'inventaire fait le 14 mars 1894 


Sources : Archives départementales de l'Allier

COULANDON (Allier) - Histoire de l'église Saint Martin

Nous allons posé notre baton de pélerin dans un petit coin du Bourbonnais à quelques kilomètres de Moulins, à Coulandon.

Ce petit village a vu naître mon arrière grand-mère Gabrielle Protat et son frère Louis Protat. Ils seront baptisés dans l'église Saint Martin.


L'église de la paroisse de Coulandon est dédié à Saint Martin.

La partie orientale de l'église date de la fin du XIème et du début du XII siècle.

Une bulle papale de 1152 mentionne l'église comme dépendant du prieuré de Souvigny.

Elle se distingue par son architecture médiévale, incluant une nef de quatre travées voutées en berceau, un choeur à deux travées avec bas-côtés et un sanctuaire vouté en cul-de-four.



Au XIIème siècle, on rajoutat un clocher carré qui s'élève au dessus du choeur, avec une toiture en pavillon exécutée en 1608. Selon la tradition, il possédait une flèche en pierres démolie à la Révolution.

 L'église posséde deux vitraux du XIIIème siècle qui garnissent la nef. Ils représentent deux évêques. Ce sont les vitraux les plus anciens du Bourbonnais.


Au cour du XVème siècle, on construisit un porche rectangulaire en avant du pignon de la façade. Cette construction se nomme en Bourbonnais un caquetoire (lieu où l'on bavarde), construction que l'on retrouve principalement en Bourbonnais et Berry. 

 

En 1871, eu lieu quelques restaurations comme le parements des murs. Le 4 septembre 1913, l'église Saint Martin est classé au titre des Monuments Historiques.



  

   



C'est donc dans cette église que le 4 décembre 1887, Louis Protat sera baptisé puis en mars 1892, mon arrière grand-mère Gabrielle Protat, future épouse Mazet. Ils avaient un frère ainé Jean né à Neuvy en 1882.

Leurs parents Gilbert Protat et Marie Pitalier étaient, à l'époque, cultivateurs sur la commune, au lieu dit Les Douets.  


Actes de baptêmes de Louis Protat et Gabrielle Protat (inscrit Gabriel sur l'acte)

Sources : Achives de l'Evêché de Moulins - Madame Chatelier, archiviste

AVERMES (Allier) - 1897 - Accident, confrontation avec une vache - Anne Tenant (famille Mazet)

En ce début d'année 1897, Madame Jacques Tenant, fermière au bourg d'Avermes, a failli perdre la vie.



Alors qu'elle pansait son bétail, elle s'approcha d'une vache qui venait de vêler ; la bête prit peur soudainement à l'approche de la fermière. Dans un violent effort, la vache rompit son attache et une fois libre fonça sur la jeune femme qu'elle renversa. 

Elle laboura de ses cornes la tête et le corps de la pauvre cultivatrice en poussasnt des gémissents sauvages.


Aux cris désespérées que poussait de la victime, Tenant père, qui se trouvait pas loin de là, accouru auprès de sa belle-fille. Avec beaucoup de peine et à grands coups de fourche, il réussit à éloigner l'animal en furie qui s'acharnait de plus en plus sur sa victime. 

Le médecin, le docteur Méplin, appelé immédiatement, constata que de toutes les blessures que portaient la jeune femme au dessus de l'oeil et sur différentes parties du corps, il n'y en avait aucunes de graves.

Madame Anne Tenant en sera quitte pour quelques jours de repos. Heureusement que son beau-père n'était pas loin ce qui lui permit d'échapper à une mort terrible.

Anne Tenant née Auramboux (âgée)


Sources : Les journaux "Le Courrier de l'Allier" et "La Croix de l'Allier" 12 janvier 1897 - archives          départementales de l'Allier

LE MONASTIER SUR GAZEILLE (43) - Les soeurs religieuses

Le Monastier sur Gazeille en Velay - En ce milieu du XIXème siècle, c'est dans cette commune que vit la famille Pagès. Nous allons plus précisément étudier la famille du frère de notre aïeul Augustin Pagès, Jacques Pagès et de son épouse Reine Séjalon.


Jacques Pagès est né au Monastier sur Gazeille le 1 février 1816. Il est le fils de nos aïeux Jean Pagès et Jeanne Marie Badiou.

Il se marie le 18 septembre 1844 au Monastier avec Reine Séjalon, native de Saint Martin de Frugères où elle est née le 5 mai 1814 de Henri Séjalon et Reine Charuel.

Jacques et son épouse Reine s'installent sur la commune du Monastier au hameau Saint Victor.

Ils auront huit enfants :

1 - Jean (1845-1850)

2 - Pierre (1847-1883) qui se marie avec Marie-Eugènie Bérard - ils auront un fils Albert Jean-Pierre qui sera frère blanc et missionnaire - un article lui sera consacré.

3 - Augustin (1849-1849)

4 - Angélique que l'on va retrouvé ci-dessous

5 - Marie-Philomène (1851-1851)

6 - Anne-Marie qui suivra ci dessous

7 - Rosalie qui suivra après ses deux soeurs

8 - Lucie (1860-1928) célibataire.


La famille Pagès est très croyante, ce qui n'est pas une chose rare à cette époque surtout dans la région du Puy en Velay. Trois des filles de Jacques et Reine seront religieuse. Je vais retraver un peu leur parcours.

1 - Angélique Pagès est née le 2 mars 1850 au hameau de Saint Victor à onze heures du matin.

Jeune fille très croyante, elle racontait, je cite "Notre village, disait-elle, était fort éloigné de l'église ; tous les dimanches nous faisions près d'une heure de mache, ma mère et ses cinq enfants. En qualité d'ainée, je devais réciter à haute voix le rosaire en entier tout le long du parcours". Elle décida adolescente de rentrer en religion. 

Elle intégra la congrégation La Présentation de Marie où elle fut agrégée le 15 août 1872. Elle devient religieuse sous le nom de Soeur Théofrède. Le 30 août de la même année, elle arrive à Veigy où elle restera jusqu'au 29 novembre 1877 pour aller à Aix Saint Jean. Puis en août 1898, elle part pour Massiac où elle reste jusqu'au 3 février 1900. Le 8 mai de la même année, elle va à Saint Cécile avant de prendre sa retraite en septembre 1900. Elle décède le 15 mars 1927à Bourg Saint Andéol.


2 - Anne Marie Pagès est née 26 novembre 1852 au hameau de Saint Victor à huit du soir.

Comme sa soeur ainée, elle devient religieuse dans la même congrégation sous le nom de Soeur Alvarès. Elle fut agrégée le 31 mars 1875. Elle est envoyée à Mornas jusqu'au 21 septembre 1876. Elle part ensuite Bédouès le 27 septembre de la même année. Puis elle ira à Florac (janvier 1878-septembre 1879), à Massiac (1879-mars 1882), à Saugues (mars 1882-septembre 1904), à Port Maurice (septembre 1904-novembre 1906). Revenu à Bourg Saint Andéol le 28 novembre 1906, elle est employée à la salle communauté à la dentelle. Elle décède le 24 septembre 1909 à Bourg Saint Andéol.


 
3 - Rosalie Pagès est née le 9 novembre 1855 au hameau de Saint Victor à dix heures du matin.

Comme ses deux soeurs ainées, elle intégre également la même congrégation. En tant que religieuse elle prend le nom de Soeur Marie-Angélique.

Elle est agrégée le 15 octobre 1877. Elle part pour Doyet jusqu'en septembre 1885. Puis elle part à Coucouron (septembre 1885-septembre 1887), puis à Thueuts, puis à Villefranche fin août 1898. En septembre 1901, elle est envoyée à Teste, puis à Port Maurice (1907-1910), Aix Sainte Marthe (1910-1917), Camaret (1917-1920).

Elle décéde le 6 juillet 1920 à Bourg Saint Andéol.


Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

          Archives de la congrégation La Présentation de Marie - Soeur Marie-Josiane