ROCLES (Allier) - Eglise Saint Saturnin - Berceau en autre de la famille Protat

Nous allons allés dans un petit village bourbonnais, Rocles. C'est le berceau de certains de nos ancêtres comme la famille Protat.

Son église Saint Saturnin fut donc le témoin des évènements qui ont jalonnés la vie de ces aïeux.


L'église Saint Saturnin date à l'origine du 12ème siècle. Mais elle est presque reconstruite au XVème siècle.

Que reste t-il de l'église d'origine ? Il subsiste l'abside en hémicycle et le mur de façade.

Le Porte du 12ème siècle
 
Les fonds baptismaux du 12ème siècle qui ont du voir les baptêmes de la famille Protat vers 1670-1680


L'intérieur de l'église

1641 - Première page du premier registre paroissial parvenu à nous de Rocles - le curé était Barthélémy Murat 

Sources : Archives départementales de l'Allier

Généalogie des MAZET (Allier) - 6ème partie - Blaise Mazet (1744-1797)

Dans cette nouvelle partie nous allons poursuivre la saga de la famille MAZET avec Blaise Mazet.

Fils de Martin Mazet et de Marguerite Simonin, Blaise est né le 3 juillet 1744 à Cesset où il est baptisé le 4 juillet. Il reçoit comme parrain Blaise Morel et Elisabeth Laroche en marraine.

Il sera l'enfant unique de Martin Mazet car son frère décède à trois ans (voir 5ème partie).

Acte de baptême de Blaise Mazet


Orphelin de père le 9 juin 1749, il vivra avec sa mère Marguerite Simonin et son beau-père Jean Bazin. Le 1er avril 1767, il perd sa mère qui décède sur la paroisse de Fleuriel.

Nous retrouvons Blaise dans les années 1770 sur la paroisse de Saulcet où il est employé comme domestique chez Gilbert Sarrassat fermier au domaine de la Pommeraud.

Dans les années 1772, Blaise Mazet rencontre une jeune fille d'une paroisse voisine, Marie Ribaud. Les fiançailles sont célébrés entre les deux familles.

Marie Ribaud est née à Saint Pourçain le 1er décembre 1750 ; ses parents Gabriel Ribaud et Jeanne Coussous sont laboureurs. 

Acte de baptême de Marie Ribaud

Le 3 janvier Blaise et Marie se rendent chez Marc Royer, marchand aubergiste à St Pourçain. Maître Darrot, notaire dans la même paroisse les rejoints. Entourés de leur famille et témoins, Blaise et Marie fixent les conditions de leur union par un contrat de mariage. Marie Ribaud est accompagnée de sa mère Jeanne Coussous, son père étant décédé, qui l'autorise au mariage.

On y apprend que Blaise Mazet, selon la coutume bourbonnaise, ira habiter et fera communauté avec Jeanne Coussous veuve Ribaud. La communauté sera composée de Jeanne Coussous, de son fils Pierre Ribaud, de Marie Ribaud et son mari Gilbert Robin et des futurs époux. Jeanne Coussous sera la chef de la communauté. Blaise Mazet pour acquérir son droit à la communauté verse une somme de 36 livres, somme qui a été payée comptant. 

Le contrat de mariage est fait en présence de Blaise Moret, parrain de Blaise Mazet, de Gilbert et Jean Robin cousins du futur époux, de Gabriel Sarrassat, d'Antoine Artigaud, de Nicolas Chezelle oncle de la future épouse et de Claude Boiron marchant fermier.


Première page du contrat de mariage MAZET-RIBAUD



Le mariage aura lieu dans l'église de Paray sous Briailles le 9 février suivant, en présence de Antoine Maset, Blaise Moret et Gilbert Robin.

Le jeune couple s'installe dans la communauté agricole dirigée par la mère de Marie. 

C'est là que nait leur premier enfant le 10 juin 1776 qui est prénommée Jeanne. Baptisée le même jour l'enfant a pour marraine sa grand-mère Jeanne Coussous veuve Ribaud et pour parrain Gilbert Robin.

Eglise de Paray en Briailles


Blaise et Marie quittent Paray sous Briailles et s'installent dans la commune de Saulcet en tant que laboureur. 

Saulcet

Une seconde fille vient au monde le 27 septembre 1778 mais elle décède le 3 janvier 1779. Mais l'année suivant Marie Ribaud met au monde une troisième fille le 2 octobre 1780 qui reçoit également le prénom de Marie.

Saint Pourçain sur Sioule

La famille Mazet quitte Saulcet pour s'installer à Saint Pourçain.

Le foyer va arriver plusieurs enfants au cours des années qui arrivent, Gilberte le 28 décembre 1782, Jean-Baptiste le 9 mars 1788.

1789 - C'est la Révolution. Saint Pourçain devient Mont sur Sioule. La famille Mazet au milieu de cette tourmente continue de travailler pour vivre.

Le 8 Thermidor An III (soit le 26 juillet 1795) Marie Ribaud met au monde un nouveau fils que l'on prénomme Joseph. 

Mais Blaise ne verra pas grandir ce dernier fils. Le 16 Fructidor de l'An V (2 septembre 1797) à onze après midi il décède à son domicile (2 septembre 1797) Section Nicolas à Saint Pourçain. Il avait 53 ans.

Acte de décès de Blaise Mazet 

Sa veuve Marie Ribaud quitte Saint Pourçain et s'installe sur la commune de Saulcet. Elle aura la douleur de perdre son fils Jean-Baptiste en 1809 qui meurt soldat en Espagne.

Les dernières années de sa vie, elle vit à Saulcet, chez sa fille Jeanne et son gendre Jacques Purseigle au lieu dit Roty. C'est là que Marie Ribaud meurt le 3 juin 1814 à 10 heures du matin entourée de sa famille.  

Acte de décès de Marie Ribaud

C'est son gendre Jacques Purseigle et son frère Pierre Ribaud qui iront déclaré son décès à la mairie.


Les enfants de Blaise Mazet et Marie Ribaud

1 - Jeanne MAZET, née 10 juin 1176 à Paray sous Briailles où elle est baptisée le même jour. Sa marraine est sa grand-mère Jeanne Coussous. Jeanne Mazet se marie à Saulcet le 13 Nivôse An VI (2 janvier 1798) avec Jacques Ribier (vers 1777-1863). Jeanne décède le 4 avril 1852 à Besson. 

Cinq enfants naissent de cette union.


2 - Marie Mazet qui nait le 27 septembre 1778 à Saulcet ; baptisée le même jour, elle décède le 3 janvier 1778 à 3 mois à Saulcet.


3 - Marie Mazet qui est née et baptisée à Saulcet le 2 octobre 1780. Elle se marie le 10 Pluviôse  An XIII à Saulcet avec Jacques Purseigle (1179-1859). Marie Mazet meurt le 25 juillet 1859 à Saulcet.

D'où 6 enfants issus de ce mariage.

4 - Gilberte Mazet  est née le 28 décembre 1782 à Saint Pourçain, elle est baptisée le même jour. Son parrain est son oncle Pierre Ribaud et sa marraine sa grande-tante Gilberte Coussous. Mais elle décède le 14 juin 1786 à Saint Pourçain  

5 - Jean-Baptiste Mazet, est né le 9 mars 1788 à Saint Pourçain et baptisé le même jour. 

Alors qu'il est incorporé dans la 4ème compagnie, au 3ème bataillon du 118ème régiment de Ligne, il est tué par les insurgés espagnol sur la route de Lermes à  Burgos en Espagne le 15 juin 1809.





7 - Blaise Mazet, est né le 8 août 1792 à Mont sur Sioule où il meurt le 20 mars 1793. 

 



8 - Joseph Mazet qui est né le 8 Thermidor An III à Mont sur Sioule. Etant notre ancêtre direct, nous le retrouverons dans la 7ème partie de la généalogie des Mazet. 


Sources : Archives départementales de l'Allier

LAUSSONNE (Haute-Loire) - 1812 - Succession de notre aïeul Michel JAMON (ascendant famille André)

A Laussonne, au village du Besset, Jean, Sébastien, Jean-Antoine, Jean-Claude et Jeanne-Marie, les enfants de Michel Jamon l'entourent en cette nuit du 1er au 2 juillet 1812 et prient car leur père vit ses derniers instants. A une heure du matin, le 2 juillet, il décède à l'âge de 73 ans.

Jean-Claude dit Claude et Jean iront faire la déclaration à la mairie de Laussonne le jour même.

acte de décès de Michel Jamon

Michel Jamon sera inhumé au cimetière de Laussonne auprès de son épouse Antoinette Brun.

Laussonne


Michel Jamon qui était sabotier vécu toute sa vie dans ce village du Besset où il est né le 9 octobre 1738.

Il était veuf depuis le 5 mai 1806 d'Antoinette Brun qu'il avait épousé à Laussonne le 10 février 1767. Un contrat de mariage fut signé le 31 janvier devant Maître Badiou au Monastier sur Gazeille. qui nous permet de savoir qu'Antoinette Brun avait reçu de ses parents une dote de 165 francs.

Signature de  Michel Jamon

Huit enfants sont nés de leur union mais trois d'entre eux décédèrent jeunes. 

Grâce aux archives de l'enregistrement, on a une idée de ce que Michel Jamon possédait ; grâce à ce document, on sait qu'il avait une maison à paille en mauvaise état et trois petites pièces de terre incultes.

Michel Jamon et son épouse Antoinette Brun sont nos ancêtres directs par leur fils Jean-Claude.

Déclaration de succesion de Michel Jamon

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

vers 1923 - Portrait de Robert NICOLAS par Antoine Couturier.

 Vers 1923 - Robert NICOLAS 



Ce tableau a été peint par Antoine Couturier, époux de Marie Nicolas vers 1923. C'est le portrait de mon grand-père Robert Nicolas, le neveu de Marie Nicolas.

Retrouvé chez mes grands-parents, ce tableau est un précieux trésor familial. J'ai la chance de l'avoir aujourd'hui.


                                             
Antoine Couturier et Marie Nicolas 


1810 - Les Mariés de l'Empereur - A Moulins (Allier) mariage de Noël Nicolas et Michelle Roux.

Le 14 octobre 1809 à Schönbrunn en Autriche est signé le traité de Schönbrunn entre l'Empereur d'Autriche François Ier et Napoléon Ier. Parmi toutes les conditions de ce traité, l'Empereur François Ier promet sa fille Marie-Louise en mariage à l'Empereur des français.

Napoléon Ier divorce de l'Impératrice Joséphine le 20 décembre 1809, cette dernière ne pouvant pas donné d'héritiers à l'Empire.

Le mariage entre l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche (nièce de la Reine Marie-Antoinette) avec Napoléon va apaiser pour un temps les relations entre l'Autriche et la France en guerre depuis 18 ans.

Gravure représentant la signature de ce traité


Extrait du décret du 25 mars 1810

Pour célébrer ce mariage, Napoléon signe un décret le 25 mars 1810. Au titre IV de ce décret "Du mariage de six mille militaires", il est annoncé le mariage de six mille militaire en retraite, ayant fait au moins une campagne, le 22 avril 1810, avec une jeune fille de leur commune à qui sera accordée une dote de douze cent francs pour Paris et de 600 francs pour le reste de l'Empire français.

Ce décret passera dans la postérité sous le nom de "Mariés de l'Empereur".

Comment sont choisis les futurs époux ?  

La situation du futur époux est examiné par des commissions locales sous le contrôle des préfets. Le candidat doit avoir mené au moins une campagne dans l'armée impériale et avoir eu un comportement irréprochable. 

La future épouse est choisie dans une liste de jeunes filles non mariés et de la meilleure réputation.


Une fois la liste établie des militaires "pouvant bénéficier de ce bienfait", chaque commission vérifie les droits, pièces de service, congé de retraite, appartenance à la commune. On privilégie les états de services brillants. Dans certaines communes il est parfois difficile de trouver des grognards volontaires au mariage mais pour d'autres s'est une véritable aubaine.

Les 6 000 mariages doivent être célébrés dans l'ensemble du territoire de l'empire français. Des listes sont annexées au décret, permettant d'assurer une juste répartition en fonction de la population.

  


exemple de répartitions des mariages en fonction des départements, ici nommés "Etat"



Les 130 départements de l'empire français


Les futurs mariages devront avoir lieu le 22 avril 1810 ou dans les jours suivants. 

Les préfets et sous-préfets donnent leurs instructions afin que les fêtes soient célébrées avec solennité, joie et allégresse et qu'elles bénéficient d'une pompe exceptionnelle.   


A Paris le 1er avril Napoléon Ier épouse civilement l'archiduchesse Marie-Louise au château de Saint Cloud et le 2 avril la cérémonie religieuse aura lieu à Notre Dame de Paris.



Mariage de l'Empereur Napoléon Ier avec l'Archiduchesse d'Autriche Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine



Zoom sur le département de l'Allier ....


Dans l'Allier, il y aura 11 mariages. A Moulins, 5 d'entre eux seront célébrés à la mairie de Moulins le 23 avril 1810.



Le premier mariage célébré est celui de Gilbert Bonat et d'Anne Moraud. Parmi ces 11 mariages, le 3ème sera celui de Noël Nicolas avec Michelle Roux qui sont nos aïeux.

 Acte de mariage de Noël Nicolas et Michelle Roux


Le 6 avril avril précédent, le conseil municipal de la ville de Moulins dresse la liste des grognards et des jeunes filles choisis.

Extrait de la délibération du conseil municipal du 6 avril 1810



Grâce à la délibération du conseil municipal, nous connaissons le déroulement des festivités.

21 avril

Le 21 avril 1810, on demande aux habitants de balayer et tenir propre la partie des rues qui se trouve vis à vis de leur habitation.

A six heures du soir, la fête du lendemain est annoncée par quatre coups de canon.

22 avril

Le 22 avril à six heures du matin, on lance à nouveau les mêmes quatre coups de canon pour débuter cette journée de célébration.

On demande aux autorités civil et militaire de se rendre à la préfecture en avance à neuf heures du matin. Les militaires choisis et leurs futures épouses devront se rendre à la mairie à huit heures du matin pour s'unir devant l'adjoint de la mairie Georges Ripoud puis ils se rendront à la préfecture. 


Dès neuf heures du matin, les quatre coups de canon seront à nouveau tirés lorsque de la préfecture, les mariés accompagnés des autorités constituées, partent en cortège pour l'église Notre Dame où aura lieu la bénédiction nuptiale.

Pendant la marche et la cérémonie, un coup de canon sera tiré de quart d'heure en quart d'heure. 


Eglise Notre Dame de Moulins début XIXème 



A l'issue de la messe, un banquet de 100 couverts sera préparé par les soins de la mairie de Moulins. Messieurs les préfets et les commandants militaire du département y seront conviés en autre.

A deux heures de l'après midi sera distribué aux indigents du pain, de la viande et un peu d'argent pour se procurer un peu de vin.

Le soir la ville sera illuminée dès huit heure du soir et les habitants devront illuminer de manière à ce que les feux durent jusqu'au jour. Les cours et les édifices publics seront également illuminés.

Dans la ville de Moulins sera dressé un arc de triomphe ainsi que trois obélisques qui seront décorés et illuminés également.

Mais dans l'après midi, dès trois heures, des danses seront organisés sur les cours ainsi qu'une course à pied sur le cours de Bercy, où deux prix seront distribués. 

Sur le cours de Bérulle sera installé un mat de cocagne où seront attachés un gobelet et des volailles, le tout formant trois prix. Les jeux commenceront à cinq heures du soir jusqu'à la nuit. 

Des musiciens seront installés sur une estrade et joueront des symphonies et des fanfares au fur et à mesure qu'un prix sera gagné.   






La journée de festivités se terminera par un feu d'artifice qui sera lancé du cours de Bérulle.

Toute la journée sera encadrée par des officiers de police qui veilleront à ce qu'aucuns incidents ne se produisent.

Notre aïeule Michelle Roux sera dotée par la mairie de Moulins d'une dote de 600 francs.

Concernant Noël Nicolas et Michelle Roux voir le chapitre 1er de la saga des Noël Nicolas


Sources : Archives départementales de l'Allier

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