AVERMES (Allier) - 1897 - Accident, confrontation avec une vache - Anne Tenant (famille Mazet)

En ce début d'année 1897, Madame Jacques Tenant, fermière au bourg d'Avermes, a failli perdre la vie.



Alors qu'elle pansait son bétail, elle s'approcha d'une vache qui venait de vêler ; la bête prit peur soudainement à l'approche de la fermière. Dans un violent effort, la vache rompit son attache et une fois libre fonça sur la jeune femme qu'elle renversa. 

Elle laboura de ses cornes la tête et le corps de la pauvre cultivatrice en poussasnt des gémissents sauvages.


Aux cris désespérées que poussait de la victime, Tenant père, qui se trouvait pas loin de là, accouru auprès de sa belle-fille. Avec beaucoup de peine et à grands coups de fourche, il réussit à éloigner l'animal en furie qui s'acharnait de plus en plus sur sa victime. 

Le médecin, le docteur Méplin, appelé immédiatement, constata que de toutes les blessures que portaient la jeune femme au dessus de l'oeil et sur différentes parties du corps, il n'y en avait aucunes de graves.

Madame Anne Tenant en sera quitte pour quelques jours de repos. Heureusement que son beau-père n'était pas loin ce qui lui permit d'échapper à une mort terrible.

Anne Tenant née Auramboux (âgée)


Sources : Les journaux "Le Courrier de l'Allier" et "La Croix de l'Allier" 12 janvier 1897 - archives          départementales de l'Allier

LE MONASTIER SUR GAZEILLE (43) - Les soeurs religieuses

Le Monastier sur Gazeille en Velay - En ce milieu du XIXème siècle, c'est dans cette commune que vit la famille Pagès. Nous allons plus précisément étudier la famille du frère de notre aïeul Augustin Pagès, Jacques Pagès et de son épouse Reine Séjalon.


Jacques Pagès est né au Monastier sur Gazeille le 1 février 1816. Il est le fils de nos aïeux Jean Pagès et Jeanne Marie Badiou.

Il se marie le 18 septembre 1844 au Monastier avec Reine Séjalon, native de Saint Martin de Frugères où elle est née le 5 mai 1814 de Henri Séjalon et Reine Charuel.

Jacques et son épouse Reine s'installent sur la commune du Monastier au hameau Saint Victor.

Ils auront huit enfants :

1 - Jean (1845-1850)

2 - Pierre (1847-1883) qui se marie avec Marie-Eugènie Bérard - ils auront un fils Albert Jean-Pierre qui sera frère blanc et missionnaire - un article lui sera consacré.

3 - Augustin (1849-1849)

4 - Angélique que l'on va retrouvé ci-dessous

5 - Marie-Philomène (1851-1851)

6 - Anne-Marie qui suivra ci dessous

7 - Rosalie qui suivra après ses deux soeurs

8 - Lucie (1860-1928) célibataire.


La famille Pagès est très croyante, ce qui n'est pas une chose rare à cette époque surtout dans la région du Puy en Velay. Trois des filles de Jacques et Reine seront religieuse. Je vais retraver un peu leur parcours.

1 - Angélique Pagès est née le 2 mars 1850 au hameau de Saint Victor à onze heures du matin.

Jeune fille très croyante, elle racontait, je cite "Notre village, disait-elle, était fort éloigné de l'église ; tous les dimanches nous faisions près d'une heure de mache, ma mère et ses cinq enfants. En qualité d'ainée, je devais réciter à haute voix le rosaire en entier tout le long du parcours". Elle décida adolescente de rentrer en religion. 

Elle intégra la congrégation La Présentation de Marie où elle fut agrégée le 15 août 1872. Elle devient religieuse sous le nom de Soeur Théofrède. Le 30 août de la même année, elle arrive à Veigy où elle restera jusqu'au 29 novembre 1877 pour aller à Aix Saint Jean. Puis en août 1898, elle part pour Massiac où elle reste jusqu'au 3 février 1900. Le 8 mai de la même année, elle va à Saint Cécile avant de prendre sa retraite en septembre 1900. Elle décède le 15 mars 1927à Bourg Saint Andéol.


2 - Anne Marie Pagès est née 26 novembre 1852 au hameau de Saint Victor à huit du soir.

Comme sa soeur ainée, elle devient religieuse dans la même congrégation sous le nom de Soeur Alvarès. Elle fut agrégée le 31 mars 1875. Elle est envoyée à Mornas jusqu'au 21 septembre 1876. Elle part ensuite Bédouès le 27 septembre de la même année. Puis elle ira à Florac (janvier 1878-septembre 1879), à Massiac (1879-mars 1882), à Saugues (mars 1882-septembre 1904), à Port Maurice (septembre 1904-novembre 1906). Revenu à Bourg Saint Andéol le 28 novembre 1906, elle est employée à la salle communauté à la dentelle. Elle décède le 24 septembre 1909 à Bourg Saint Andéol.


 
3 - Rosalie Pagès est née le 9 novembre 1855 au hameau de Saint Victor à dix heures du matin.

Comme ses deux soeurs ainées, elle intégre également la même congrégation. En tant que religieuse elle prend le nom de Soeur Marie-Angélique.

Elle est agrégée le 15 octobre 1877. Elle part pour Doyet jusqu'en septembre 1885. Puis elle part à Coucouron (septembre 1885-septembre 1887), puis à Thueuts, puis à Villefranche fin août 1898. En septembre 1901, elle est envoyée à Teste, puis à Port Maurice (1907-1910), Aix Sainte Marthe (1910-1917), Camaret (1917-1920).

Elle décéde le 6 juillet 1920 à Bourg Saint Andéol.


Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

          Archives de la congrégation La Présentation de Marie - Soeur Marie-Josiane

MOULINS sur ALLIER (Allier) - 1806 - Accord entre conscrits - Noël Nicolas

La France, depuis décembre 1804, est gouvernée par l'Empereur Napoléon Ier. L'Empire a hérité en partie des guerres de la Révolution Française. Tous les jeunes hommes doivent se soumettre au tirage au sort militaire suite à la loi du 19 fructidor An VI (5 septembre 1798) dite loi Jourdan-Delbrel. 

Devant les autorités, les jeunes gens doivent tirés un numéro, et en fonction de ce numéro, ils sont bon ou pas pour le service. 


Napoléon Ier

Moulins au début du XIXème siècle 

1806 - Moulins - Notre aïeul, Noël Nicolas, conscrit de 1806, se soumet au tirage au sort qui a lieu à la préfecture de Moulins. Il tire le numéro 184, numéro relativement loin dans la liste des conscrits, qui fait que Noël Nicolas, est dispensé du service militaire. 

Scène de tirage au sort

Mais le jeune homme, voyant sûrement une opportunité, vue sa condition d'enfant né de parents inconnus, souhaite partir aux armées. 

Un autre moulinois, Jacques Goulliaud, conscrit de la même année que notre aïeul, a tiré le numéro 7.

Noël Nicolas, ayant perdu l'espoir de servir dans l'armée, aurait proposé au jeune Goulliaud, d'échanger leur numéro, sous couvert d'une indemnité. Les deux jeunes gens font l'échange avec l'accord de leurs réprésentants.

Pour finaliser cet échange, le 30 août 1806, ils se retrouvent devant Maïtre Boullard, notaire à Moulins. Noël Nicolas reçoit le consentement de son protecteur et parrain Noël Cornut, qui l'accompagne.

Jacques Goulliaud, est accompagné de son père Claude Joseph, propriétaire qui donne son accord.

Par ce traité de conscrit, Noël Nicolas s'oblige à remplacer Jacques Goulliaud dans les armées de la république française.

L'accord est signé moyemmant la somme de deux mille quatre cent francs d'indemnités que le père de Goulliaud s'engage à payer dans les quatre ans à Noël Nicolas à compter du jour de départ de ce dernier aux armées. . Noël Nicolas autorise Noël Cornut à recevoir le versement pour lui et faire quittance à Goulliaud père pour lui.


Extrait du traité de 1806



Noël Nicolas est incorporé au 58ème régiment de Ligne où il arrive le 26 septembre (voir articles sur Noël Nicolas).

Matricule militaire Noël Nicolas - 58ème régiment d'infanterie de Ligne

L'hsitoire aurait pu en rester là. Mais au retour de Noël Nicolas en 1810 dans son Bourbonnais natal, on apprends qu'un nouvel accord est signé entre lui et Claude Joseph Goulliaud.

En effet, entre temps, et malgré le numéro 184, en 1809, Jacques Goulliaud est rappelé et part aux armées. Il est incorporé au 14ème régiment d'infanterie où il arrive le 8 décembre 1809. Mais il meurt des suites de fièvre en Espagne.

Registre militaire Jacques Goulliaud - 14ème régiment d'infanterie
   

L'accord de 1806 se retrouve donc résilié entre temps. Noël Nicolas, se retrouve avec Claude Joseph Goulliaud chez Maître Gueullette notaire à Moulins. Avec son consentement, le traité signé en 1806 est annulé. En contre partie, Claude Joseph Goulliaud propose à notre aïeul une somme de quatroze cent francs  


Extrait de l'accord de 1810






Sources : Archives départementales de l'Allier

          Archives de l'Armée Château de Vincennes 

LE PUY EN VELAY (1917) - Conseil de famille REYNAUD - CHARBONNIER

Le Puy en Velay, une partie de la famille Charbonnier en ce 20 octobre 1917, part au tribunal du Puy devant le juge de Paix pour un conseil de famille.

Suite au décès de Ferdinand Romeuf en 1917, veuve de Eugénie Charbonnier décédée en 1915, il faut nommer des tuteurs pour les deux enfants issus de ce couple Marie-Célina et René Romeuf.

Extrait du conseil de famille de 1915

Un premier conseil de famille avait eu lieu le 5 juin 1915 ; Ferdinand Romeuf père des enfants avait été nommé tuteur et Jean-Pierre Charbonnier subrogé tuteur.

Mais suite au décès de Ferdinand Romeuf le 11 août 1917, il faut à nouveau réunir un conseil de famille.

   François Charbonnier vers 1904


Naturellement, François Charbonnier, grand-père maternel des mineurs est leur tuteur. Mais au vue de son grand âge et de ses infirmités il s'excuse auprès de ses petits enfants, jugeant ne pouvoir remplir son rôle.

             Signature de François Charbonnier

Extrait conseil du famille de 1917

Le conseil de famille, composé du côté paternel de Marie-Louise Romeuf, tante, Francisque Exbrayat ami, Valentine Romeuf, tante et du côté maternel de François Charbonnier, grand-père, Virginie André épouse de Pierre Charbonnier, tante et de Mélina Charbonnier, tante.

Extrait du conseil de famille de 1917

Reconnaissant les difficultés pour François Charbonnier d'exercer sa tutelle, le conseil de famille nomme comme tuteur pour les mineurs, Marie-Louise Romeuf, leur tante. 

Jean-Pierre Charbonnier reste le subrogé tuteur de René Romeuf et Mélina Charbonnier la subrogée tuteur pour Marie Célina Romeuf.

Procuration de Jean-Pierre Charbonnier afin que sa femme Virginie le représente au conseil de famille

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

Généalogie des MAZET (Allier) - 8ème partie - Anne Mazet, fille de Joseph Mazet, épouse Morette.

Dans la 7ème partie, j'ai retracé la vie de notre aïeul Joseph Mazet. Dans cette huitième partie, je vais parler de sa fille Anne épouse Morette et de leurs descendants.


La Ferté Hauterive, en ce 30 mai 1823, Marie Favier, épouse de Joseph Mazet, met au monde son premier enfant. Pour l'accouchement, elle semble avoir été assistée par sa mère Anne Lucenay qui fera la déclaration à la mairie le lendemain 31 mai. L'enfant qui est une fille, reçoit le prénom d'Anne, sa marraine est sa grand-mère Anne Lucenay épouse Favier.

Anne Mazet passe sa petite enfance dans la commune de La Ferté Hauterive entourée de ses parents, de ses frères qui viendront après elle et de ses grands-parents maternels Jean Favier et Anne Lucenay.

Vers 1845, elle quitte avec sa famille La Ferté Hauterive pour s'installer à Bessay sur Allier au lieu dit Louchetira.

Le 12 juillet 1846, est affichée sur les portes de la mairie de Bessay sur Allier, la promesse de mariage entre Charles Morette et Anne Mazet. Mais cette joie va être ternie par le décès de Joseph Mazet, le père d'Anne qui meurt le 27 juillet 1846.


Cependant, le 18 août 1846, Anne Mazet épouse Charles Morette dans l'église de Bessay sur Allier, entourée de leur famille. Ses témoins sont Jean Favier, son grand-père et Gilbert Favier son grand-oncle.

Le jeune couple s'installe sur la commune de Toulon sur Allier au domaine de Vermillière où Charles est laboureur.
C'est à ce domicile qu'Anne met au monde son premier enfant le 2 août 1847 à 10 heures du soir.
L'enfant est prénommé Louis.



Charles et Anne quittent Toulon sur Allier à la fin de l'année 1847 et s'installent à Neuilly le Réal à quelques kilomètres. Leur fils Louis y décède le 26 janvier 1848.

Neuilly le Réal aujourd'hui

Le 8 novembre 1848 à dix heures du soir, Anne met au monde un second fils. Il sera prénommé Etienne.  

Suivront ensuite Gilbert qui nait à Neuilly le Réal le 30 avril 1854 et qui décède à 3 mois le 16 août 1851.



Puis une fille Marie qui vient au monde le 18 décembre 1852, un autre fils Jean le 16 décembre 1855. Ce dernier est baptisé le 23 décembre suivant et son parrain est son oncle Jean Mazet, le frère ainé de sa mère, notre ayeul. Mais Jean Morette décède le 11 septembre 1856 à 8 mois.

Le 28 octobre 1859, Anne Mazet met au monde une seconde fille Catherine à 8 heures du soir en leur domicile à Souvigny le Thion. Elle sera baptisée le 31 octobre suivant. Le plus jeune frère de sa mère, Jean Mazet sera son parrain.



Le 1er septembre 1862 à 4 heures du matin, vient au monde Gilbert Morette au domicile de ses parents le Petit Souvigny. Il sera le dernier enfant de Charles et Anne. Il est baptisé le 7 septembre suivant sous le prénom de Etienne, son parrain étant son frère ainé Etienne.


Mais le temps du bonheur va s'estomper malheureusement pour la famille Morette. Le 6 juin 1863, leur fille Marie décède à l'âge de 10 ans. Puis le 22 mars 1864, s'est Charles Morette qui meurt laissant Anne veuve avec trois enfants dont deux très jeunes.

Anne Mazet, décède à son tour le 13 mars 1868 à 3 heures du soir à Neuilly le Réal. Elle est dite mendiante, ce qui nous laisse penser qu'elle vivait très pauvrement. Elle n'avait que 44 ans.

Ce décès fut une épreuve pour sa mère Marie Favier veuve Mazet qui est toujours en vie.


On retrouve dans les recensements de 1872, Etienne Morette domestique chez Gervais Saint Genest et sa femme Catherine Chambet qui habitent le lieu dit "Les Châteaux", Catherine Morette, domestique chez Désiré Morand et sa femme Anne Grandjean qui habitent le lieu dit "Le Petit Gué, tous sur la commune de Toulon sur Allier. Gilbert Morette est quand à lui domestique à Saint Gérand de Vaux chez Marie Martin et son gendre Antone Popelut au lieu dit "Les Petites Salommes".

Que deviennent les enfants de Charles Morette et Anne Mazet ? 

Etienne Morette,
cultivateur à Toulon sur Allier, va se marier avec une jeune fille de son village Marie Laforêt. 

Le 21 novembre 1872 devant Maître Vallanchon, notaire à Moulins, un contrat de mariage est signé entre les deux familles. Etienne Morette apporte en dote une somme de 200 francs en argent comptant et Marie Laforêt une somme de 1 000 francs. On apprends qu'il y aura société de culture entre les futurs époux, les parents de la future, Claude Laforêt et Marie Blanchet, et Hilaire et Marie-Louise Laforêt frère et soeur de la future, pour l'exploitation d'un domaine au lieu dit Layaud à Toulon sur Allier. 
Sera présent l'oncle de Etienne Morette, Gilbert Mazet. 

Le 28 novembre 1872, Etienne Morette épouse Marie Laforêt à Toulon sur Allier, avec le consentement de sa grand-mère Marie Favier veuve Mazet. Il a pour témoins ses oncles Jean et Gilbert Mazet.

Etienne Morette et Marie Laforêt auront deux enfants :

Etienne Morette vers 1914


- Jean Morette qui est né le 29 mars 1874 à Toulon sur Allier où il est baptisé le 31 mars 1874. Son parrain sera son oncle Jean Mazet, notre ayeul et sa grand-mère Marie Blanchet épouse Laforêt. Il se marie le 24 mars 1900 à Yzeure avec Marie Busserolle (1874-1954). Jean Morette décède le 17 décembre 1939. D'où une descendance Morette et Tourret en autre.

- Georges Morette qui est né le 26 juillet 1875 à Toulon sur Allier. Baptisé le même jour, son parrain est son cousin Georges Mazet, notre ayeul. Mais  Georges Morette décède le 9 août 1875 à l'âge de 14 jours.

Etienne Morette décède le 26 septembre 1926 à Yzeure ; il était veuf, son épouse Marie Laforêt étant décédée le 3 avril 1911 à Toulon sur Allier.

voir l'article " Toulon sur Allier (Allier) - Quand deux cousins germains épousent les deux soeurs, les liens familiaux se renforcent - les Mazet Morette" 

     

Catherine Morette
part vivre à Paris. On la retrouve domiciliée au 36 rue Mathis dans le 19ème arrondissement. 
Elle se marie dans la mairie du 19ème le 7 mars 1896 avec Jean-Baptiste Wuillaume, employé de commerce, également domicilié 36 rue Mathis.
Catherine Morette vivait elle avec son futur époux avant leur mariage ? Aucun document pour l'instant me permet de le prouver.

A l'époque de la première guerre mondiale, ils sont domiciliés à Bruay sur l'Escault où Jean-Baptiste est comptable.

Jean-Baptiste décède le 12 janvier 1917 à Dury (Somme) et Catherine Morette le 8 novembre 1918 à Douliens (Somme). Ils n'auront pas d'enfants.


Catherine Morette


Gabrielle Hacheron et Gilbert Morette
Gilbert Morette
, sera cultivateur puis cafetier à Moulins sur Allier.
En 1897, il est cultivateur sur la commune de Bresnay. Il fait la connaissance d'une jeune bourbonnaise de la commune voisine Besson, Gabrielle Hacheron.
Le 10 juin 1897, devant Maître Dousson notaire à Souvigny, les futurs époux signent un contrat de mariage. La future épouse apporte en dote une somme de 100 francs et reçoit de ses parents un lit garni, une armoire et du linge de maison.
Gilbert Morette et Gabrielle Hacheron se marient le 10 juillet 1897 à Besson en présence de leur famille. Les témoins de Gilbert sont Etienne Morette, son frère et Georges Mazet, son cousin, notre ayeul.

Le jeune couple s'installe à Besson au lieu dit Fiats puis vers 1900 à Moulins.

Ils auront quatre enfants :

- Marie Morette, née le 2 novembre 1897 à Besson et qui décède à Moulins le 18 mai 1904.

- Jean-Baptiste Morette, né le 10 octobre 1900 à Moulins. Il épouse le 12 juin 1926 à Fumel (Gironde) Reine Mazon (1904-1996). Il meurt le 20 juin 1978 à Bordeaux. Descendance sur Bordeaux.

- Marie-Louise Morette, née le 28 avril 1906 à Moulins où elle épouse le 8 août 1925 Pierre Thévenet (1902-1934). Elle décède le 11 janvier 1972 à Moulins. Descendance sur Moulins.

- Marcelle Morette, née le 23 novembre 1908 à Moulins où elle se marie le 10 janvier 1931 avec Gabriel Fouché (1909-1980). Elle décéde le 14 mai 1994 à Roanne. Descendance sur Roanne.

Gilbert Morette décéde le 15 juin 1931 à Moulins et Gabrielle Hacheron le 7 mars 1941.


Sources : Archives départementales de l'Allier                

Généalogie des MAZET (Allier) - 7ème partie - Joseph Mazet (1795-1846)

Nous retrouvons la famille Mazet avec dans cette 7ème partie Joseph Mazet.

Joseph Mazet naît en pleine tourmente révolutionnaire. Au moment de sa naissance, Saint Pourçain a changé de nom et est devenu Mont Sur Sioule.

Joseph Mazet voit le jour à huit heures avant midi le 8 Thermidor An III soit le 26 juillet 1795. Sa mère Marie Ribaud épouse de Blaize Mazet, est assistée de la sage femme Jeanne Raimond pour l'accouchement. C'est cette dernière qui fera la déclaration à la mairie de Mont sur Sioule accompagnée de Joseph Mauve, cordonnier et de la tante du nouveau né, Jeanne Mazet, journalière.

Il sera le dernier enfant de Blaise et Marie.  

 
Acte de naissance de Joseph Mazet


Alors que Joseph n'a que deux ans, son père Blaise décède le 16 fructidor An V (2 septembre 1797).

Il passe son enfance et son adolescence à Saint Pourçain où il seconde dans les travaux sa mère, Marie Ribaud qui est locataire. 

Après le décès de sa mère, le 3 juin 1814, Joseph devient salarié sur la commune de La Ferté Hauterive.

 

L'entrée du village ajourd'hui






Le 19 mai 1822 est affichée à la mairie une publication de mariage. On peut y lire qu'il y a promesse de mariage entre une jeune fille de La Ferté Hauterive Marie Favier avec Joseph Mazet.


Publication de mariage Mazet-Favier


Marie Favier est née 24 mai 1806 à La Feerté Hauterive. Ses parents sont Jean Favier, cultivateur et Anne Lucenay. Marie est leur unique enfant.  

Le 22 mai 1822, les futurs époux et leur famille se rendent chez Maître Thonier notaire à La Ferté Hauterive pour définir leurs conditions de mariage par un contrat.

Les futurs époux choississent le régime de la communauté. Ils se font donation mutuelle l'un à l'autre de tous les biens au profit du survivant, qui sera réduite en cas d'enfants à la moitié en usufruit.

Joseph Mazet déclare qu'il se constitue en dot un chalit foncé dessus et dessous et un coffre, le tout pour une valeur de 24 francs ainsi que tous les droits qui lui sont échus par le décès de ses parents.

Marie Favier reçoit de ses parents en dot et en avancement sur leur future succession un lit composé de sa couche et traversin de plume d'oie, les rideaux de lit et les garnitures en toile de coton, une couverture de catalogne, six draps, quatre nappes, six serviettes et une armoire à deux volets garnie de ses ferrements er clef, le tout estimé à 100 francs.

Lit d'une ferme bourbonnaise 19ème

Grâce au contrat de mariage, on apprend que les futurs époux feront leur demeure avec les parents de Marie Favier, qu'ils travailleront tous ensemble dans la communauté agicole.


Le mariage entre Joseph Mazet et Marie Favier aura lieu le 17 juin 1822 à La Ferté Hauterive. Joseph a pour témoins son oncle Pierre Ribaud et son beau-frère Jacques Purseigle et pour Marie Favier, les témoins seront son oncle Gilbert Favier et son cousin Gilbert Belin.

Notre jeune couple s'installe donc dans le domaine avec Jean Favier et Anne Lucenay sur la commune de La Ferté Hauterive. Ils excercent le métier de vigneron en autre.

Arrive leur premier enfant ; le 30 mai 1823 Marie Favier met au monde une fille que l'on prénomme Anne comme sa grand-mère maternelle Anne Lucenay.

Puis viendront ensuite Jean Mazet qui est né le 8 novembre 1823, puis Gilbert le 15 août 1832.


Eglise de La Ferté Hauterive

C'est à l'ombre de l'église de La Ferté Hauterive que la famille Mazet travaille dans le domaine aux grés des saisons.

Recensement La Ferté Hauterive 1836

Un dernier enfant, Jean voit le jour le 17 mai 1839.  

Recensement La Ferté Hauterive 1841

Vers 1842-1843, la famille Mazet quitte La Ferté Hauterive et s'installe dans la commune de Bessay. Jean Favier et Anne Lucenay, les parents de Marie sont également du voyage.



Ils s'installent au lieu dit Louchetira. 





Le 12 juillet 1846 à la mairie de Bessay sont publiés les bans entre Anne Mazet et Charles Morette. Mais Joseph Mazet ne verra pas sa fille Anne se marier.

C'est entouré de sa famille que notre aïeul Joseph Mazet décède en son domicile le 27 juillet 1846 à quatre heures du soir à l'âg de 51 ans. Il sera inhumé au cimetière de Bessay.

Dans un premier temps Marie Favier reste à Loucheteria avec ses parents et ses enfants comme nous l'indique le recensement de 1846.

Recensement Bessay sur Allier - 1846

Nous retrouvons Marie Favier la veuve de Joseph Mazet vers 1850 sur la commune de Toulon sur Allier. Après sa fille, ce sont ces deux fils Jean l'ainé et Gilbert qui se marient à leur tour.

Mais le destin sera dur avec Marie Favier car elle verra plusieurs de ses petits-enfants décéder et sur ses 4 enfants trois vont partir avant elle. Sa fille Anne décède en 1868, son plus jeune fils en 1862 et son fils Gilbert en 1873.

Lors du recensement de 1872, alors qu'elle habite le lieu dit Beauregard à Toulon sur Allier, Marie Favier accueille deux enfants de l'assistance, Julien Lautel âgé de 4 ans et Joséphine Baudoin âgée de 3 ans.

Recensement Toulon sur Allier - 1872
  

Malade, elle rentre à l'hôpital général de Moulins le 24 mai 1888. Marie y meurt le 19 aôut 1888 à 4 heures du matin.

Registe hôpital général de Moulins
 
 

Les enfants de Joseph MAZET et Marie FAVIER

- 1 Anne Mazet (1823-1868) qui épouse Charles Morette (1825-1864)

- 2 Jean Mazet (1825-1889) qui épouse Marie Beauculat (1834-1903) nos ancêtres directs

- 3 Gilbert Mazet (1832-1873) qui épouse Marie Deschamps (1846-1928)

- 4 Jean Mazet (1839-1862) - sans alliance  

Je retracerais leur vie dans un prochain chapitre.


Sources : Archives départementales de l'Allier