1808 - SAINT JULIEN CHAPTEUIL - Contrat de mariage entre Jean-Jacques MASSON et Marianne MOLLEYRE (ascendants Galland)

 L'hiver bat son plein sur le Velay. Au pied du Suc du Monac, la commune de Saint Julien Chapteuil.

En ce 23 février 1808, les familles Masson et Molleyre bravent le mauvais temps pour se rendre chez Maître Mauras, notaire à Saint Julien Chpateuil.

Il y a promesse de mariage entre Jean-Jacques Masson et une demoiselle de son village, Marianne Molleyre. Les parents des futurs époux s'étant mis d'accord sur les conditions du mariage, le notaire va rédiger le contrat de mariage.

Sur les midis tout le monde arrive dans l'étude. 


Jean-Jacques Masson cultivateur sur la commune de Champclause au lieu dit Boussoulet Bas est accompagné de son père Jean-Pierre Masson, sa mère Marianne Bertrand est absente. 

Marianne Molleyre, également du même lieu dit à Champclause, est accompagnée de Jean-Jacques Molleyre et Anne-Marie Baille, ses père et mère.


Les futurs mariés précisent qu'ils veulent se marier sous le régime dotal.

Les parents de Marianne Molleyre ont donné et constitue en dot pour leur fille la somme de 1 000 francs, savoir du chef maternel la somme de 89 francs et du chef paternel la somme de 920 francs.

Le futur époux déclare avoir reçu dudit Molleyre la somme de 50 francs en espèces en cours et un champ au lieu dit Boussoulet évalué entre les parties à la somme de 450 francs ; les futurs époux prennent possession de ce champ dès aujourd'hui ou quand bon leur semblera ; les récoltes actuelles de ce champ reviendront à Jean-Jacques Molleyre père.

Pour le surplus de la dite dot, le père de la future épouse s'oblige à payer 50 francs par année à partir du 25 mars prochain, le tout sans intérêts.

Le contrat de mariage a été fait en présence de Pierre Montagne et Jacques Gibaud de Saint Julien Chapteuil.

Seuls le futur époux et son père signent le contrat avec les témoins, les autres parties ne savant signer.


 

Le mariage de Jean-Jacques Masson et Marianne Molleyre aura lieu le 27 février 1808 à Champclause.

Huit enfants naîtront de cette union dont Marie Masson (1812-1882) qui épousera en 1835 Mathieu Nicolas. Ils seront les arrières grands-parents d'Antonia Galland épouse Charbonnier ma grand-mère maternelle.



Sources : Archives départementales de la Haute-Loire

1906 - LAMONGERIE (Corrèze) - Inventaire des biens de l'église


Sous la IIIème République, est promulgé le 9 décembre 1905 la loi de la séparation des Eglises et de l'Etat à l'initiative du député socialiste Aristide Briand.

Le 29 décembre 1905 est voté un décret prévoyant l'inventaire des biens des Eglises, essentiellement des églises catholiques. Cela va entraîner dans toute la France de l'époque des conflits entre les français et les forces de l'ordre. 


C'est ce qui se passa le 19 février 1906 à Lamongerie.  Il y a eu des lettres de protestations dont une des membres de la fabrique de la paroisse de Lamongerie. J'imagine que comme partout ailleurs, les villageois se sont opposés à l'inventaire de leur église Saint Martial.

Eglise Saint Martial de Lamongerie
    Lettre de protestation

Lettre de protestation des membres de la fabrique

On peut voir parmi les signatures celle ci  : 

Il s'agit de la signature de Antoine Decoux qui habite le lieu dit Las Portas. C'est l'ancêtre de mes enfants du côté maternel.

Recensement 1906 - Lamongerie

Mais l'inventaire eu lieu malgré tout. Dans un document, on peut y lire tout ce que l'église Saint Martial et la chapelle de La Faye possédaient.

Extrait du document de l'inventaire de l'église

Cette loi aura des remous importants et passera au second plan uniquement avec l'arrivée de la mobilisation en 1914.

Mais j'y reviendrais dans un article.

Sources : Archives départementales de la Corrèze

SAINT JULIEN CHAPTEUIL (Haute-Loire) - Berceau de la famille Richier (Ascendance Galland)

Saint Julien Chapteuil, petit village du Velay, est le berceau de la famille Richier, nos ancêtres.


Vue ancienne de Saint Julien Chapteuil


C'était un fief des seigneurs de Chapteuil à l'époque des Croisades.

La future commune se développe autour d'un prieuré fondé à la fin du XIème siècle par des moines bénédictins que les seigneurs de Chapteuil avaient fait venir de la Chaise Dieu.



Premier acte à St Julien Chapteuil de la famille Richier - baptême de Sébastien Richier le 11 mai 1671 



La famille Richier habitait le hameau Les Couderts.

Nos premiers aïeux connus sont Claude Richier et Jeanne Vernet. Ils ont dû se marier vers 1630.
Claude est décédé le 27 juin 1710 aux Couderts.




A cette époque, la population vivait dans les hameaux situés non loin du site de Chapteuil, à Neyzac, Chanalès, Le Fraisse, Montusclat, Les Couderts ; on y trouvait des notaires qui s'étaient installés dans ces hameaux.

La commune ne fut crée qu'en 1790 par la fusion des bourgs des Saint Julien et Chapteuil.















Sources : Archives de la Haute-Loire


MOULINS (Allier) - Les conscrits de 1901, du recensement au départ pour les armées - Jean-Baptiste NICOLAS

 Arrivés à l'âge de 20 ans, nos aïeux devaient se faire enregistrer pour le service militaire. 

Au travers de la presse, j'ai pû retracer un peu le parcours avant leur départ pour la caserne. J'ai pris la classe 1901, car elle correspond à celle de mon arrière grand-père Jean-Baptiste Nicolas.

Concernant les régles du tirage au sort, le 15 juillet 1889 est promulgué la loi Freycinet sur le recrutement de l'armée. La durée du service passe de cinq à 3 ans, mais le tirage au sort perdure. Selon le numéro tiré, la durée du service varie de 3 ans à 1 ans seulement. Elle supprime également les dispenses de service militaires pour les enseignants, les élèves des grandes écoles et aux séminaristes.   


Dans le journal "Le Courrier de l'Allier" à la date du 13 novembre 1901, on rapelle que les jeunes gens nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 1881, doivent se présenter à la mairie de Moulins, bureau militaire, pour s'y faire inscrire et fournir les indications qui leur seront demandées.

Pour les jeunes gens, c'était l'occasion de faire la fête. Il était organiser un bal, prénommé "le bas des conscrits".

Pour la classe de 1901, le bal de bienfaisance aura lieu à Moulins le samedi 11 janvier 1902, dans les salons de l'Hôtel de Ville.  


Un fois que les jeunes hommes sont inscrits, on les informe que le tirage au sort aura à telle date. Pour l'arrondissement de Moulins qui nous intérese, la date choisie est le 22 janvier à neuf heures et demie pour Moulins Ouest, et le 23 janvier, même heure, pour Moulins Est.


Le 7 janvier 1902, est affiché à la mairie de Moulins, le tableau des jeunes soldats classe 1901, appelés au tirage au sort les 22 et 23 janiver. On apprends que le nombre de conscrits pour cette classe est de 167.


Mais avant ça, le 12 janvier 1902 à 9 heures du soir a lieu le bal de bienfaisance organisé par les conscrits. 1 200 invitations ont été lancées. Il y a donc lieu de croire que les danseurs empliront les salons de l'Hôtel de Ville toute la nuit. En attendant, s'affairent les tapissiers et les fleuristes pour achever la décoration des salles.

Le bal a obtenu un franc succès selon un article du "Courrier de l'Allier en date du 14 janvier. Les invités sont partis sur les 7 heures du matin, harassés mais heureux.

Le 15 janvier est publié la liste des conscrits pour les deux cantons de Moulins. 

On peut y lire le nom de NICOLAS pour Moulins-Est.


Et les jours du tirage au sort sont arrivés en ces 22 et 23 janvier. Dès le matin, on vit apparaître dans les rues des groupes plus ou moin nombreux de jeunes gens endimanchés que précédent un tambour ou un drapeau. 


Pour le 22 janvier, les opérations commencent à neuf heures et demie à l'Hôtel de Ville, sous la présidence de Mr Nectoux, secrétaire général de la préfecture assistée de Mr Weiss, capitaine de gendarmerie et de Mr Juge, chef du bureau de la préfecture et de tous les maires du canton.

126 conscrits dont 80 pour Moulins y ont pris part.     

Le numéro 1 a été tiré par le jeune Reisch de Moulins et le numéro 126 par le jeune Bléty de Villeneuve.

A 11 heures la séance prit fin. Tous les conscrits s'étant retirés.

Pour le 23 janvier, le tirage au sort commence aussi à neuf  heures et demie, sous la présidence cette fois, en autre, de Mr Fourniol conseiller de la préfecture.

178 conscrits sont présents. Le numéro 1 fut tiré par le jeune Bailly de Saint Emmenond et le numéro 178 par le jeune Pinaud de Moulins. Notre aïeul tire de l'urne le numéro 55.



Le soir, les groupes de jeunes gens sont à nouveau dans les rues de Moulins, un peu plus bruyant et joyeux. Beaucoup ont orné leur chapeau du numéro qu'il ont tiré de l'urne et qui pour le jeune gens est naturellement le meilleur.  


L'année 1902 s'écoule, Jean-Baptiste Nicolas, employé de commerce, attends sa feuille de départ qui
arrivera à la fin de l'année.

Le 9 novembre 1902, à 8 heures en la Cathédrale de Moulins a lieu la messe annuelle de départ pour les conscrits de Moulins. 

Les conscrits s'y sont rendus nombreux. 

Après l'Evangile, Monsieur l'Abbé Douhet, curé de la paroisse, leur a adressé une courte et patriotique allocution.
Il les a encouragé à aborder sans répugnance et avec confiance le service militaire. Ce ne sera point un temps perdu, leur a t-il dit, car ils deviendront d'utiles défenseurs de la patrie ; ils deviendront plus forts par la privation des douceurs du foyer ; ils acquérront par l'influence de la discipline des précieuses habitudes d'ordre, de respect des supérieurs, du drapeau et d'eux-mêmes. 


C'est le grand départ. Dès le jeudi 13 novembre, la gare de Moulins est invahie par les jeunes soldats qui vont rejoindre leur régiment. Comme chaque année, sur les quais, on assite à la scéne des adieux, des recommandations échangés entre ceux que l'on nomme Les Bleus et les parents, leurs amis. Ces derniers accompagnent nos bleus jusqu'aux wagons. Tout cela se fait dans la bonne humeur.



Jean-Baptiste Nicolas prend le train le 16 novembre, accompagné de sa famille. Il rejoint le 21ème régiment de Ligne à Langres.


Sources : Archives départementales de l'Allier
    


  

La carotte - historique


Ce légume orange si familier dans nos cuisines, a une histoire riche et surprenante qui remonte à des millénaires. 

Loin d’être toujours orange, ce légume racine a traversé les âges en se transformant, tant dans son apparence que dans son utilisation.

Les premières traces de la carotte remontent à plus de 5 000 ans, dans les régions montagneuses de l’Afghanistan et de l’Iran. 



À l’époque, la carotte sauvage, en latin Daucus carota, était bien différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. 

Elle était petite, fibreuse et de couleur blanche ou violette. 

Les anciennes civilisations, tels que les Grecs et les Romains, la consommaient principalement pour ses vertus médicinales plutôt que pour son goût. Elle était réputée pour ses propriétés digestives et anti-inflammatoires. 

Il a fallu plusieurs millénaires pour que la carotte évolue, sous l’effet de la domestication,  d’une racine fine et amère à la carotte sucrée et colorée.

Ce n’est qu’au Moyen Âge que la carotte commence à se répandre en Europe. 

Les Arabes, grands voyageurs et commerçants, l’introduisent en Espagne et dans le sud de l’Europe. 

À cette époque, la carotte est encore souvent violette ou jaune. Les paysans européens la cultivent alors pour ses feuilles et ses graines, utilisées comme aromates, plutôt que pour sa racine.






Au fil des siècles, les agriculteurs ont sélectionné et croisé différentes variétés de carottes, ce qui a conduit à l’apparition de nouvelles couleurs et de racines plus charnues et sucrées.

La carotte orange, telle que nous la connaissons aujourd’hui est le résultat d’une sélection minutieuse opérée par les agriculteurs hollandais au XVIIe siècle. 

Selon la légende, cette couleur aurait été choisie en hommage à la famille royale néerlandaise, la maison d’Orange. Cependant, cette théorie est aujourd’hui contestée par les historiens, qui pensent que la sélection de la couleur orange serait plutôt due à sa douceur et à sa texture plus agréable. Quoi qu’il en soit, cette variété orange s’est rapidement imposée dans toute l’Europe et au-delà.

Généalogie des MAZET (Allier) - 11ème partie - Jean Mazet l'ainé, fils de Joseph Mazet et Marie Favier, notre ancêtre

Dans cette 11ème partie de la généalogie des Mazet, nous allons retrouver Jean Mazet l'ainé, notre aïeul,  fils de Joseph Mazet et Marie Favier. 


1825 - La Ferté Hauterive

Acte de naissance de Jean Mazet

Alors que l'hiver commence à frapper le Bourbonnais, dans sa maison située au bourg de La Ferté Hauterive, Marie Favier, l'épouse de Joseph Mazet, est dans les douleurs de l'accouchement. Elle va donner naissance à son deuxième enfant. Aidée de la sage femme du village, elle met au monde le 8 novembre 1825 à trois heures du soir un garçon. 

Eglise de La Ferté Hauterive

L'enfant reçoit le prénom de Jean. Le lendemain, son père Joseph Mazet, accompagné de Claude Chevalier et de Jean Favier, son beau-père, va à la mairie déclarer la naissance de son fils.

L'enfant sera baptisé dans l'église du village. Jean Favier, son grand-père, a dû être son parrain. 


Jean sera un nouveau compagnon de jeu pour sa soeur Anne, qui a deux ans de plus que lui.

Son enfance sera celle d'un petit paysan bourbonnais, rythmé par les saisons et les travaux de la métairie où vivent ses parents et ses grans-parents maternels.

 Dans les années 1833 Jean Mazet avec ses grands-parents et parents, s'installe dans une commune voisine, à Bessay sur Allier.

Recensement Bessay sur Allier - 1836


Puis on les retrouve à nouveau à La Ferté Hauterive au début des années 1840 et ensuite à nouveau à Bessay sur Allier au lieu dit Louchetira.

1845 - Comme tous les jeunes gens de son âge, Jean Mazet est convoqué pour le tirage au sort militaire.

Le tirage au sort a lieu au début de l'année 1846 à Neuilly le Réal. Jean Mazet tire le numéro 19. Le voilà bon pour le service militaire.



Il part pour le 61ème régiment de Ligne où il arrive le 1 octobre 1846.


Grâce à sa fiche matricule, on apprend qu'il mesurait 1m65 ; on peut également y lire sa description physique.

Extrait matricule de Jean Mazet




Au retour du service militaire, il s'installe chez sa mère au bourg de Toulon sur Allier. 

1853 - Devant les mairies de Toulon sur Allier et de Moulins, on peut lire le 30 octobre 1853 qu'il y a promesse de mariage entre Jean Mazet et Mademoiselle Marie Beauculat.

Publications mariage Mazet - Beauculat - Toulon sur Allier


Extrait du contrat de mariage

Les deux familles se retrouvent le 6 novembre de la même année devant Maïtre Girard, notaire à Moulins pour la signature du contrat de mariage.

Le futur marié se constitue une dot pour la somme de 89 francs que la future épouse et son père accepte.

Le père de la future épouse et sa femme donne et constitue en dot des meubles et effets mobiliers estimés à 190 francs.

Les futurs époux se font donation mutuelle de la jouissance des biens. 

Le contrat de mariage indique également qu'après le mariage il y aura société de travail entre les futurs époux et les parents de la future mariée, et que le Sieur Beauculat, père sera le chef de la communauté. 


Le 22 novembre 1853 à Moulins a lieu le mariage entre Jean Mazet et Marie Beauculat. La mariée est la fille de Jean Beauculat, vigneron et de Madeleine Bruneau. Elle est née le 3 novembre 1834 à Moulins, faubourg des Garçeaux.

Les témoins sont Gilbert Mazet, frère du marié, François Mauguin ami du marié, Georges Dinet beau-frère de la mariée et Pierre Beauculat son frère.

Acte de mariage Jean Mazet - Marie Beauculat 


Le jeune couple s'installe donc faubourg des Garçeaux avec Jean Beauculat et son épouse Madeleine Bruneau. C'et là que le 16 mars 1854, décéde la belle mère de Jean Mazet, Madeleine Bruneau à l'âge de 59 ans.

Un an plus tard, la joie revient dans le foyer. Le 11 mai 1855, à six heures du matin, Marie Beauculat donne naissance à un fils, que l'on prénomme Georges. L'enfant sera baptisé le jour même en l'église Saint Pierre. Son parrain est son oncle Georges Dinet et sa marraine, sa tante Anne Bouchant épouse Pierre Beauculat.

Le 23 décembre 1855, à Neuilly le Réal, Jean Mazet assiste au baptême de son neveu Jean Morette né le 16 décembre, fils de sa soeur Anne Mazet et de Charles Morette. Son filleur décédera malheureusement 8 mois plus tard le 11 septembre 1856.

Le 14 octobre 1856, en l'église d'Yzeure, Jean Mazet tient sur les fonds baptismaux son neveau Jean Beauculat, fils de son beau-frère Pierre Beauculat et de Anne Bouchant, né la veille.


Recensement Moulins - 1856

Puis toute la famille s'installe à Nomazy où on les retrouve lors du recensement de 1856. 

On y retrouve Georges Dinet, son épouse Marie Beauculat, leur fille Madeleine (en fait c'est la fille de Marie Beauculat et d'un premier mariage avec Joseph Avrot),  Jean Mazet, sa femme Marie Beauculat et Jean Beauculat père et chef de famille.

 
  


Le 12 avril 1860, Jean Mazet et son épouse Marie Beauculat sont présent en l'étude de Maître Courtot notaire à Moulins, lors de la signature du contrat de mariage de leur nièce Madeleine Avrot (fille de Joseph Avrot et Marie Beauculat) avec Jacques Tenant.

En 1861, on retrouve Jean Mazet sur la commune d'Yzeure, au lieu dit Les Hauts Barrieux où il est vigneron. La société de travail avec la famille Beauculat a dû être dissoute car le foyer se compose de Jean Mazet, sa femme Marie, leur fils Georges et Françoise Bidot, domestique.

En 1862, Jean Beauculat, le père de Marie décède le 21 décembre à l'hôpital général de Moulins.

Puis la famille Mazet part s'installer sur une commune voisine, Avermes vers 1863-1864. Cela deviendra la commune de la famille pendant plus d'un siècle.

Ils s'installent en tant que fermiers au lieu dit Les Chavennes. C'est là que naît leur fils Gilbert le 14 avril 1864 à midi. 

Acte de naissance de Gilbert Mazet - 1864 - Avermes 


A la lecture des actes d'état civil, on peut lire le nom de Jean Mazet qui est parfois témoins des évènements de ses concitoyens comme en 1866 lors de la naissance de Jacques Tenant ou en 1866 celle de Georges Tenant.

Le 4 août 1866, Jean Mazet et sa famille partent pour Toulon sur Allier où à lieu le mariage de son frère Gilbert Mazet avec Marie Deschamps. Jean est le témoin de son frère.

Le 28 novembre 1872, le voilà à nouveau témoin à Toulon sur Allier. Cette fois, c'est son neveu Etienne Morette qui épouse une jeune fille de sa commune, Marie Laforêt. Il rencontrera lors de cette noce, la soeur de la future mariée, Marie-Louise Laforêt qui deviendra dans quelques années sa belle-fille. 

La même année, le 23 novembre, a lieu le baptême à Avermes de Marie Berthe Tenant dont Marie Beauculat est la marraine. 

La même année, la famille Mazet quitte Les Chavennes et s'installe au Bourg d'Avermes.


La vie s'écoule paisiblement avec ses peines, ses joies aux rythmes des travaux de la ferme.

Le 31 mars 1874, la famille assiste à Toulon au baptême de Jean Morette, fils de Etienne, né le 29, dont Jean Mazet est le parrain.  

En 1878, toute la famille assiste au mariage de leur neveu Jean Beauculat avec Thérèse Riboulet qui se marient à Avermes le 23 février.

En 1881, le 12 janvier en l'église de Toulon sur Allier, leur fils ainé Georges Mazet épouse Marie-Louise Laforêt. Marie- Louise est la fille de Claude Laforêt cultivateur à Toulon et de Marie Blanchet. Elle est née le 2 septembre 1858 à Toulon. Le jeune couple s'installe avec Jean Mazet, Marie Beauculat et leur fils Gilbert.

Le 20 avril de l'année suivant, vient au monde leur premier petit-fils Claude Mazet. C'est son grand-père Jean Mazet et un cousin Etienne Tenant qui font la déclaration à  la marie.


Claude Mazet sera baptisé à Notre Dame de Moulins (il n'y a plus d'église à Avermes à cette pfériode - voir mon article sur l'histoire de l'église d'Avermes) le 23 avril. Son parrain est son grand-père Claude Laforêt et sa marraine sa grand-mère Marie Beauculat.     

Malheureusement, ce premier petit-fils meurt 12 jours plus tard, le 2 mai 1882.

Acte de naissance de Claude Mazet

Heureusement, les dernières années de Jean Mazet seront égayées par deux autres petits fils, Gilbert Mazet né en 1883 et Jean Mazet né en 1886.

On voit grâce au recensement de 1886 d'Avermes que Jean Mazet et Marie Beauculat habitent à côté de leur fils Geoges Mazet et sa famille et ils ont pour voisin leur neveu Etienne Tenant et sa femme Madeleine Avrot.

Recensement Avermes - 1886

Le 30 août 1889 en son domicile au Bourg d'Avermes, Jean Mazet décède entouré de sa famille à deux heures et demie du soir. Il avait 63 ans. Il sera inhumé au cimetière d'Avermes.

Aura t-il eu la joie de connaitre sa future belle fille Caroline Simon qui épousera son plus jeune fils Gilbert Mazet en décembre 1889 ? Je l'espère.

Acte de décès de Jean Mazet


 Le 25 février 1890 aura lieu la liquidation de sa succession. 

On apprends qu'il laisse une somme de 2 122,9 francs sur un livret de caisse d'épargne et un mobilier estimé à 100 francs.

Extrait succession de Jean Mazet 

Sa veuve Marie Beauculat, habitera toujours au bourg à côté de son fils Georges puis âgée elle habitera avec son fils.

Elle décéde le 16 ajnvier 1903 à dix heures du matin. elle sera inhumée au cimetière d'Avermes dans la concession où se trouve son mari Jean et son plus jeune fils Gilbert.

Acte de décès de Marie Beauculat

Dans les deux prochains chaptitres nous reviendrons sur le destin des fils de Jean Mazet et Marie Beauculat : Georges Mazet (1855-1915) et Gilbert Mazet (1864-1892)


Sources : Archives départementales de l'Allier

VICHY (Allier) 1896 - Générosité d'une tragédienne, Sarah Bernhardt

 Vichy - 1896 


On apprends par la presse "Le journal de Vichy" que la grande comédienne Sarah Bernhardt donne une représentation au théatre de Vichy. Elle va jouer Phédre de Racine.

Vue du premier théatre de Vichy, celui où joua la trajédienne

Cela a été un événement, car dans les années 1890, elle est une véritable "star" du théatre.



La tragédienne dans le rôle de Phédre

Dans le Courrier de l'Allier en date du 5 septembre on peut lire  

"Lors de son départ de Vichy, au moment de rejoindre son train, un prêtre demanda à lui parler. C'était un brave curé de l'Indre qui avait une grâce à lui demander. 

Sarah Bernhardt fit monter dans sa voiture le curé qui lui expliqua que son église était fort délabrée, que le clocher tenait à peine debout , que de nombreuses réparations étaient nécessaire et que malheureusement ni la pasteur , ni ses ouailles n'étaient en état de faire face à ces lourdes dépenses.

Sarah ne voulut pas en entendre davantage ....

De sa jaquette, elle sortit un portefeuille d'où elle tira un billet  bleu qu'elle remit au prêtre, qui s'éloigna très touché en se confondant en remerciements. Tout cela fut fait très simplement, sans obstention aucune. C'est l'effet d'une grande générosité de la tragédienne."

Gare de Vichy


                                                                             Sarah Bernhardt


Sources : Archives de l'Allier