Généalogie des MAZET (Allier) - 10me partie - Jean Mazet, fils de Joseph Mazet et Marie Favier, soldat de l'expédition du Mexique.


Dans cette 10ème partie de la généalogie des Mazet, nous allons retrouver Jean Mazet, le dernier fils de Joseph Mazet et Marie Favie. Par son destin, nous allons être plongé dans l'une des pages de notre Histoire.

La Ferté Hauterive (Allier). 

Tous comme ses frères et soeurs, Jean Mazet voit le jour dans cette commune du Bourbonnais. Dans la journée du 17 mai 1839, Marie Favier, l'épouse de Joseph Mazet ressent les premières douleurs de l'accouchement. A six heures du soir, elle met au monde un nouveau fils à son domicile. L'enfant reçoit le prénom de Jean.

Acte de naissance de Jean Mazet


Avec ses parents, frère et soeur, il quittera La Ferté Hauterive pour la commune voisine de Bessay sur Allier. Alors qu'il a 7 ans, son père Joseph décède le 27 avril 1846. Il vit avec sa mère, veuve, ses grands-parents maternels Jean Favier et Anne Lucenay et sa soeur ainée Anne Mazet et le mari de cette dernière Charles Morette.

Puis dans les années qui suivent, ils se retrouvent à Toulon sur Allier. Les années passent. Voilà Jean Mazet qui doit se soumettre au tirage au sort militaire. Il est déclaré propre au service ayant tiré le numéro 3 du tirage au sort.

Extrait matricule miltaire de Jean Mazet


Il est affecté au 2ème régiment d'infanterie de Marine où il arrive le 21 novembre 1860. Il rejoint donc sa garnison à Brest.

Brest en 1862

Caserne à Brest du 2ème régiment de Marine 


Nous sommes sous le Second Empire de Napoléon III. En 1860, un conflit politique éclate au Mexique entre conservateurs catholiques et libéraux. 

Benito Juarez, libéral devient président et excerce des réprésailles contre le clergé, frappe d'impôts les résidents étrangers et suspend les paiements des intérêts de sa dette vis à vis des pays étrangers.

 L'Empire français convainc l'Angleterre et l'Espagne d'intervenir avec quelques troupes pour obliger Juarez à payer ses dettes.

En novembre 1861, 2 500 français débarquent au Mexique avec 700 britanniques à Véraz Cruz. 

Mais en avril 1862, britanniques et espagnols n'étant pas d'accord avec la France se retirent, laissant les français seules dans une guerre contre les mexicains.

Napoléon III

C'est dans ce contexte que Jean Mazet quiite Brest le 11 novembre 1861 pour le Mexique. Il embarque sur la frégate mixte l'Ardente.  

Elle est sous le commandement du Capitaine de Vaisseau Georges Gizolme.

Sur le parcours, le vaisseau s'arrête Tennerife, puis à la Martinique où il arrive le 10 décembre 1861. Elle en repartit pour le Mexique en passant par la Jamaïque, la Havane.

l'Ardente débarque à Véraz Cruz le 12 janvier 1862.


  Vue aérienne de Véraz Cruz en 1860  


Le corps expéditionnaire français est sous le commandement du général Charles Ferdinand de Lorenz. On décide de marcher en direction de Puebla qui une fois prise, permettrait d'ouvrir la voie de Mexico.

Jean Mazet fait parti de ce corps expéditionnaire. 


Charles Ferdinand de Lorenz 


Mais Jean Mazet tombe malade. Il est hospitalisé à l'hôpital d'Oriziba pour dissenterie. Le 18 avril 1861, à midi, il décède dans cet hôpital.

Un avis mortuaire arrive à la mairie de La Ferté Hautrive qui demande à ce que l'acte mortuaire d'Oriziba soit envoyé à Toulon sur Allier, la famille n'habitant plus ici depuis des années.


Extrait mortuaire de Oriziba et courrier de la mairie de La Ferté Hauterive 

Sources : mairie de Toulon sur Allier            

           Archives départementales de l'Allier

1679 - LANTRIAC - Claude Galland, le premier Galland retrouvé.

 

Lantriac dans le Velay, paroisse à quelques kilomètres du Puy en Velay, est le berceau de la famille Galland. Nos ancêtres habitent le lieu dit Les Couteaux.

Dans les registres de Lantriac qui sont parvenus jusqu'à nous, la première mention que l'on retrouve de notre ascendance Galland, est le mariage de notre aïeul Claude Galland le 13 février 1679.

Acte de mariage Claude Galand - Marguerite Espenel



L'acte de mariage nous indique qu'il épouse Marguerite Espenel, que les époux sont âgés de 30 ans, ce qui les fait naître vers 1649, au tout début du règne de Louis XIV.

On apprend que l'époux se marie avec le consentement de sa mère (le nom n'est pas indiqué, mais l'on va découvrir par la suite que c'est Claudette Molin) et que l'épouse se marie avec le consentement de son père Guillaume Espenel.


Louis XIV, enfant, en 1649. Le Royaume est gouverné par le Cardinal de Mazarin.



Claude Galland et Marguerite Espenel sont paysans au lieu dit Les Couteaux.

Ils auront trois enfants : 

- Anne, née le 13 décembre 1680 et baptisée le 16 décembre. Elle aura pour parrain son oncle Claude Espenel et pour marraine sa tante Anne Galland.

- Jean, né le 24 septembre 1683 et baptisé le 27 septembre. Son parrain est son grand-père Guillaume Espenel et sa marraine, sa grand-mère Claudette Molin. Jean est notre ayeul.

 - Marie, fille posthume de Claude Galland, née le 8 décembre 1685 et baptisée le 9 décembre. Jean Espenel, son oncle, sera son parrain et Marie Galland, sa tante, sa marraine.

Claude Galland est donc décédé lors de la naissance de sa fille Marie. On retrouve son acte d'inhumation en date du 28 juillet 1685. Il est décédé le 27. Il sera inhumé dans l'église du Couteaux.

Acte de décès de Claude Galand

Sa mère Claudette Molin décède le 19 décembre de la même année. Nous n'avons pas son âge mais elle a dû naitre dans les années 1615-1620.

Sources : Archives départementales de la Haute-Loire 

1818 - MONTILLY (Allier) - Reconnaissance de meubles - Claude et Etienne Saulnier (ascendance Protat-Mazet)

 Moulins, étude de Maître Delarue. 

En ce jour du 2 août 1818, Claude Saulnier et son fils Etienne, tous les deux cultivateurs sur la commune de Montilly, arrivent dans l'étude de Maître Delarue.

Claude Saulnier déclare que son fils Etienne s'est marié avec Elisabeth dite Claire Virlogeux sans contrat de mariage. 

Par l'acte notarié, Claude Saulnier reconnait ce que sa Claire Virlogeux a apporté dans sa maison comme objet lors de son mariage avec son fils Etienne.

Les objets consistent en un lit, un traversin en plume d'oie, un couvert d'un couti rayé bleu et blanc (un dessus de lit), une paillasse de lit en toile rousse, une couverture de laine blanche, quatre draps de lit dont deux de toile blanche et deux de toile rousse, un coffre de bois de chêne ferré et fermant à clef.

L'ensemble de ces objets a été estimé pour une somme de 80 francs.

L'acte précise également, que dans le cas où, Etienne Saulnier et son épouse Claire quitteraient la maison de leur père et beau-père Claude, ils pourraient emporter l'ensemble des objets, sans que Claude Saulnier puisse s'y opposer, car ils appartiennent légitiment à la dite épouse.

Extrait de la reconnaissance de meubles 


Etienne Saulnier et Elisabeth dite Claire Saulnier s'était mariés le 17 janiver 1815 à Montilly.

Acte de mariage Saulnier - Virlogeux


Le même jour, il y a reconnaissance entre Claude Saulnier et son fils Jean, issu d'un second mariage, pour une somme de 240 francs dans la succession de sa mère Jeanne Genest. 

N'allant pas chez le notaire souvent tous les jours , Claude Saulnier a profité de cette présence chez Maître Delarue pour qu'il rédige ces deux actes.

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Claude Saulnier (1756-1828) épouse en première noce Jeanne Colin (1753-An V soit 1796) et en seconde noces Jeanne Genest (1764-1816).

Etienne Saulnier est issu de son premier mariage. Veuf de Elisabeth dite Claire Virlogeux en 1828, il se remarie en 1832 avec Marie Léger (vers 1803-1873). Etienne et Claire sont nos ancêtres ; leur arrière petite fille Marie Pitalier épousera Gilbert Protat qui seront les parents de mon arrière grand-mère Gabrielle Protat épouse Mazet Jean.


Sources : Archives départementales de l'Allier

MEIRINGEN (Suise) - l'un des berceaux de l'ascendance de Milo Nicolas - Famille BOSSLI

Par son ascendance maternelle, Milo Nicolas a une ascendance en Suisse.

L'une de ses aïeule, est née dans la commune de Meiringen en Suisse dans le canton de Berne.


Meiringen est mentionné pour la première fois en 1234 sous la forme de Magiringin. Mais remonte au Haut Moyen Age, avec une église qui date du IX ou Xème siècle. Un château fort est construit au XIIIème siècle, le château de Restiturm.





L'église actuel Saint Michel, église protestante réformée date du XVème siècle. 




Depuis le XIIIème siécle, Meiringen fut la principale ville de la vallée. Elle fit partie du centre du bailliage impérial de Hasli, puis du district d'Oberhasli sous la juridiction de Berne, puis appartient au canton d'Oberland sous la république hélvétique (1798-1803) puis depuis 1803 au canton de Berne.


  
C'est donc au milieu de ses vallées que le 17 octobre 1897 nait Marguerite Bossli fille de Henri Bossli et de Anna INÄBNIT.



Elle épousera à Belfort le 25 avril 1929 Iréné François LEB (1892-1952) ; ils sont les arrières arrières grands-parents de mon petit Milo.

1872 - FRANCOISE MAUS opte pour la nationalité française (aïeule d'Isabelle Nicolas née Verger) -

Une jeune fille de 19 ans, Françoise Maus décide d'opter pour la nationalité française qu'elle entend conserver.

Au moment de sa décision, elle est demoiselle de magasin au 8 rue du Pont Louis Philippe à Paris. 




Nous apprenons cette décision suite à un document intitulé "Option pour la nationalité française". 

Pourquoi une telle décision et qui l'a motivé à signer ce document ?

Pour cela, il faut faire un retour en arrière.

Nous voilà en 1851, dans la commune de Herrlisheim-près-Colmar dans le département du Haut-Rhin.

Herrlisheim-près-Colmar

C'est là que le 10 avril 1851 nait Françoise Maus. Elle est la fille de Gabriel Maus, courtier et de son épouse Gertrude Bickert. Ils habitent rue du Fossé.

Deux autres enfants viendront après Françoise, Nephtali le 6 mai 1852 et Henriette le 3 mars 1854 mais qui décède le 24 avril suivant.

Acte de naissance de Françoise Maus


Le 15 septembre 1855 Gertrude Bickert meurt chez elle à Herrlisheim.


Les années passent ; alors que la France est sous le Second Empire avec Napoléon III. De l'autre côté de la frontière, la Prusse est gouvernée par Bismark, ministre du Roi Guillaume Ier.

Le 19 juillet 1870, la Prusse et les états allemands entrent en guerre avec l'Empire Français.

Ce conflit voulu par Bismarck, est pour ce dernier une réponse de la victoire de Iéna sous Napoléon Ier. Ce conflit prends ses sources dans un labyrinthe des montées nationalistes allemandes. Mais il serait trop long à expliquer ici.

Françoise Maus et sa famille se trouve au premier rang du conflit étant dans une région frontalière entre les deux pays.

Le conflit fut de courte durée, environ dix mois ; l'armée française mal préparée, ce que Bismarck savait, subirent plusieurs défaites majeures ; notamment à Sedan où l'Empereur Napoléon III, malade, est fait prisonnier le 2 septembre 1870.

Napoléon III à la défaite de Sedan 


C'est la chute de l'Empire français. La guerre continue en France avec le siège de Paris par les prussiens. 

La fin du conflit entraine en janvier 1871 la proclamation de l'Empire allemand, maquant la réunification de l'allemagne ; cette proclamation eu lieu au château de Versailles.

Le 10 mai 1871, la France signe le traité de Francfort, qui imposa me cession de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand.

La famille Maus se retrouve donc à un tournant important de son destin. Les voilà qui deviennent allemands.

Traité de Francfort


Mais le traité de Francfort prévoit un droits des habitants ; les personnes des territoires cédés pouvent conserver la nationalité française et transferer leur domicile en France, cela jusqu'au 1er octobre 1872.

C'est donc le choix que fera Françoise Maus.
Elle opte pour la nationalité française en signant le document ci-dessus. Cette option est inscrit au bulletin des lois.

Bulletin des lois 1872
                                                                 
Son père et son frère restent en pays occupé et s'installent à Colmar. Gabriel Maus y décède à Colmar le 17 mai 1890.

Françoise Maus quittent donc sa région natale et part s'installer sur Paris où on la retrouve en 1872, 8 rue du Pont Louis Philippe comme nous l'avons au début de cet article.

Acte de décès de Gabriel Maus


Françoise arrive dans une capitale ravagée par les conflits et la commune de Paris et toujours occupée par les prussiens qui quittent Paris en septembre 1872.


L'on sait qu'ensuite Françoise Maus s'installe au 40 de la rue de Malte en 1873 où elle est lingère. 

Enceinte, elle met au monde une fille le 24 janvier 1874, née de père inconnue. L'enfant est prénommée Caroline.

Acte de naissance de Caroline Maus




Elle reconnait l'enfant par un acte fait à la mairie du 11ème le 23 avril 1883. 

Grâce à cet acte, on sait que Françoise habite 49 boulevard Richard Lenoir et qu'elle exerce le métier de maîtresse d'hôtel.   


Acte de reconnaissance de Caroline Maus


Nous retrouvons Françoise, hotelière au 45 rue Mazarine. De nouveau enceinte, elle met au monde une seconde fille le 19 mai 1886 à qui elle donne les prénoms de Jeanne Emilie.


 
Acte de naissance de Jeanne Emilie Maus


Sur l'acte de naissance, on peut lire le nom de Emile Charuel que l'on avait déjà vu lors de la reconnaissace de Caroline en 1883.


Est ce la personne qui partage la vie de Françoise ? je me suis posé la question car sur le recensement de 1891 à Montrouge où Françoise habite, elle est dite veuve Charuel. Hors elle ne s'est jamais mariée.   
Elle est domiciliée rue Périer avec ses deux filles.  
  
Recensement de Montrouge - 1891 

Le 8 décembre 1892 à Montrouge sa fille ainée Caroline se marie avec Henri Claude Louis Neuville, gardien de la paix. Françoise est absente au mariage et donne son consentement par un acte devant Maître Thomas le 29 novembre 1892.

Françoise décède le 10 février 1893 à son domicile 4 avenue de la république. 


Acte de décès de Françoise Maus

Sa seconde fille Jeanne Emilie épousera le 8 septembre 1910 à Neuilly sur Seine Georges Louis Joseph Perrin.


Sources : Archives départementales du Haut-Rhin, de Paris et des Hauts de Seine

 

Nos chers compagnons à quatre pattes

Dans cet article, je vais évoquer en photo quelques uns de ceux qui font partie de nos vies, je parle de nos chers compagnons à quatre pattes. Ils font partie de nos familles et donc de notre généalogie.


                                                              Chez mes parents

Loulou qui m'a accompagné pendant ma petite enfance 


  
                                Princesse 
                          


La minette et son petit 


               Nounouche

 



Sidonie et Daphnée toute petite (Sidonie chez mes parents)            La Puce (chez Jean Yves et Agnès)


                                                                          Minette et Daphnée (Chez Domi et Isa)

Mok   et    Sami (chez mon oncle et ma tante)                                                                         



Ersi (chez nous puis chez les gds parents Decoux) 




                                                                                  Elliot (chez Domi et Isa)





P'tit Biscuit   et   Ebène (Chez Jean Patrick, Aline et Milo)


                                                                                            Gaïa (chez moi)



                                                                                     Kenzo (chez Mathieu)


                   Maya et sa soeur    et        Shushi (chez Domi et Isa)