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1906 - LAMONGERIE (Corrèze) - Inventaire des biens de l'église


Sous la IIIème République, est promulgé le 9 décembre 1905 la loi de la séparation des Eglises et de l'Etat à l'initiative du député socialiste Aristide Briand.

Le 29 décembre 1905 est voté un décret prévoyant l'inventaire des biens des Eglises, essentiellement des églises catholiques. Cela va entraîner dans toute la France de l'époque des conflits entre les français et les forces de l'ordre. 


C'est ce qui se passa le 19 février 1906 à Lamongerie.  Il y a eu des lettres de protestations dont une des membres de la fabrique de la paroisse de Lamongerie. J'imagine que comme partout ailleurs, les villageois se sont opposés à l'inventaire de leur église Saint Martial.

Eglise Saint Martial de Lamongerie
    Lettre de protestation

Lettre de protestation des membres de la fabrique

On peut voir parmi les signatures celle ci  : 

Il s'agit de la signature de Antoine Decoux qui habite le lieu dit Las Portas. C'est l'ancêtre de mes enfants du côté maternel.

Recensement 1906 - Lamongerie

Mais l'inventaire eu lieu malgré tout. Dans un document, on peut y lire tout ce que l'église Saint Martial et la chapelle de La Faye possédaient.

Extrait du document de l'inventaire de l'église

Cette loi aura des remous importants et passera au second plan uniquement avec l'arrivée de la mobilisation en 1914.

Mais j'y reviendrais dans un article.

Sources : Archives départementales de la Corrèze

1703 - EYBURIE (Corrèze) - Contrat de mariage LAGRAVE - CHOUVEAU (ascendance Decoux-Peyclet)


Treignac, paroisse du Limousin, est aujourd'hui une commune à la frontière de deux départements, la Corrèze et la Haute-Vienne.

Mais remontons le temps sous le règne du Roi Louis XIV. 

Nous sommes le 6 avril 1703. Dans son étude notariale, s'affaire Maître Deleynia ; il s'apprête à quitter Treignac pour aller à Eyburie. Il doit se rendre à la maison du Sieur Lagrave Jean, bourgeois de cette paroisse pour faire signer le contrat de mariage du fils de ce dernier Charles qui doit bientôt épouser Marianne Chouveau.

Il attèle son cheval à la charrette et le voilà parti au travers des chemins de la campagne limousine. 

Le voilà arrivé à Eyburie. 

Les familles des deux futurs époux sont déjà là. Tout le monde se réunit autour d'une table. 

On y retrouve le Sieur Jean Besse dit Lagrave et son épouse Marie Brondeau, bourgeois de la paroisse d'Eyburie, parents du fiancé Charles Lagrave, ainsi que François Chouveau de Rochefort, écuyer qui est le représentant de sa soeur Marianne, leur parents Jean Chouveau de Rochefort, seigneur de Neuvialle et Demoiselle Antoinette Decoux, de la paroisse de Treignac étant décédés.

Maître Deleynia conseille les futurs mariés et leur famille et une fois les conditions du mariage définies, le notaire les retranscrits. 

C'est ainsi que l'on apprend que François Chouveau de Rochefort constitue à sa soeur en dot la somme de 3 000 livres pris sur les biens paternels et maternels  et le sieur Lagrave donnera par donation pure et simple la moitié de ses biens en biens meubles et immeuble mais en se réservant l'usufruit leur vie durant.

Puis le futur époux reçoit en avance de cette donation la somme de350 livres en bois de châtaigniers. 

Une fois que les conditions du mariage ont été établis, tout le monde signe le contrat.


1ère page du contrat de mariage et les signatures apposées à la fin de l'acte 


Une fois le mariage célébré, Charles Lagrave et Marianne Chouveau s'installent à Eyburie. Ils auront 14 enfants dont Marie Lagrave qui épouse le 21 novembre 1741 à Eyburie Pierre Faye, marchand praticien et aubergiste à La Porcherie (Hte Vienne). 

C'est de ce couple que descendent la famille Decoux

Mariage FAYE - LAGRAVE

Marianne Chouveau décède le 22 août 1724 à Eyburie ; son mari Charles Lagrave lui survivra jusqu'au 18 mai 1752 rendant son dernier soupir à l'âge de 78 ans.


 

Acte de décès de Marianne Chouveau





Acte de décès de Charles Lagrave

Grâce à ce contrat de mariage, qui nous permet de palier aux lacunes des registres paroissiaux arrivés jusqu'à nous, nous pouvons remonter relativement loin dans le temps l'ascendance du couple LAGRAVE-CHOUVEAU, des études ayant été faîtes sur ces familles.

J'y reviendrai dans un prochain article.

Sources : Archives départementales de la Corrèze     

LA CROISILLE sur BRIANCE (Hte Vienne) - Berceau de la famille PEYCLET (Ascendants de mes enfants) 1720

 Dans les années 1720 

Le Régent Philippe d'Orléans


Le Royaume de France depuis la mort du roi Louis XIV en 1715, est sous la Régence de Philippe d'Orléans duc d'Orléans dit le Régent, car le successeur du Roi Soleil, son arrière petit fils Louis XV est encore un enfant, étant né en 1710. 

                  Louis XV vers 1720


Dans la province lointaine du Limousin, comme à chaque changement de règne, les paysans espèrent beaucoup de ce nouvel ère.

Dans la paroisse de La Croisille sur Briance, la vie est rude dans les campagnes. Ce petit village limousin est le berceau des ancêtres de la famille Peyclet qui sont laboureurs au lieu dit Bagenge.


 
vue sur le village de La Croisille sous Briance


Le patronyme PEYCLET s'écrit différemment au cours des actes ; il ne faut pas oublier que les noms de famille ne sont pas encore définis et que nos ancêtres parlaient le patois, ce qui pouvait donner un consonance différente au nom en fonction de la prononciation. 

Dans les registres on peut le retrouver sous les formes de Pecleix, Peyclit, Péclé, ect.

1ère page des registres de la paroisse de La Croisille

Les premiers registres paroissiaux qui nous sont parvenus commencent vers 1625 avec régulièrement des lacunes dues à la perte de registres.

On retrouve des actes de baptême au nom de Peycleix mais je n'ai pas pu faire le lien entre eux avec le premier ancêtre de la famille dont je suis sûr à cause de l'absence de registres entre 1720 et 1722, période où le premier Peyclet s'est marié.

Cette famille habite un petit hameau de la paroisse appelé Bagenge.

S'est là que vit Léonard Pecleix et son épouse Françoise Deblois (Debloix). Ils se sont mariés vers 1720-1722. 
On sait que Léonard est né vers 1696, peut-être en 196 car on retrouve dans les tables de baptême un Léonard Peicleix en 1696.

Françoise Deblois doit être née vers 1691 et ses parents semblent être Léonard Debloix et Françoise de Lajudith du lieu dit Las Rochas.

Léonard Pecleix et Françoise Deblois ont eu quatre enfants.

Catherine Pecleix baptisée le 29 octobre 1722 à l'âge de un jour.      

Elle se marie le 19 février 1737 à La Croisille avec Isaac Brodas. Mais Catherine décède le 10 octobre 1720 alors qu'elle n'avait que 27 ans.


Vient ensuite Isaac Pecleix qui est baptisé le 21 avril 1725.

Il meurt à l'âge de 16 ans le 15 décembre 1741.


Le 7 mars 1728 nait Léonard Peytou ; baptisé le lendemain, il est l'ancêtre de la famille Peyclet.



Il épouse le 13 février 1747 à La Croisille Anne CLUSEAUX, fille de Martial Cluseaux et de Mathie Roux de la paroisse de Sussac.

Léonard Peyclet décède le 18 vendémaire An XI à La Croisille et Anne Cluseau le 6 février 1781.








Le dernier enfant de Léonard Pecleix et Françoise Deblois est Martial Pecly qui est né et baptisé le 23 mai 1731. Mais il meurt le 14 février 1748 à La Croisille dans sa 14ème année.


Léonard Pecleix décède le 26 avril 1772 et son épouse Françoise Deblois le 8 décembre 1761.


Sources : Archives départementales de la Haute Vienne

SALON la TOUR -1811 - Jean BRETAGNOLLE condamné pour désertion

Cet article va nous emmener vers le Limousin, et plus spécialement à Salon la Tour, aujourd'hui dans le département de la Corrèze.

Salon la Tour


C'est là que vit un jeune paysan du nom de Jean Bretagnolle.

 Né le 14 décembre 1790 au village du Pin, il est le fils de Jean Bretagnolle et de Marguerite Réal.

Acte de baptême de Jean Bretagnolle au village du Pin


1810 - Nous sommes sous l'Empire et le règne de Napoléon Ier. Comme tous les jeunes gens de son âge, Jean Bretagnolle se présente pour le tirage au sort militaire. Il se rend donc à Uzerche où on lieu les formalités avec les élus.  

Grâce au registre matricule, on sait qu'il tire le numéro 33. 

Il est affecté au 5ème bataillon, 4ème compagnie du 24ème régiment d'infanterie où il arrive le 7 février 1811.  Il sera nommé fusilier.

Mais Jean Bretagnolle décide de déserter le 24 mars 1811.


Il sera condamné par coutume le 18 mai 1811 à 5 ans de travaux et à 1 500 francs d'amende.

Registre matricule napoléonien du 24ème régiment d'infanterie


Nous retrouverons Jean Bretagnolle en 1815 dans son village car le 11 avril il épouse à Salon la Tour Marguerite dite Anne Leyssenne.

Ils s'installent au village du Pin ; ils auront neuf enfants dont Catherine qui est née le 19 octobre 1830 à Salon la Tour où elle épousera le 15 juillet 1851 Léonard Decoux. Ils seront les arrières grands-parents de René Decoux et Raymonde Peyclet.   


Acte de mariage Bretagnolle - Leyssenne et acte de naissance de Catherine Bretagnolle



Jean Bretagnolle décède le 18 octobre 1856 au village du Pin et son épouse Marguerite Leyssenne le 16 mai 1858.


Sources : archives départementales de la Corrèze

          archives militaire du Château de Vincennes



1915 - Jean DECOUX - Blessé à Souchez (Pas de Calais)

 2 août 1914, c'est la mobilisation générale. Comme tous les jeunes français, Jean DECOUX quitte son village natal, Lamongerie en Corrèze.

couverture du livret militaire


Dans ses bagages, bien sûr son livret militaire. Il avait été incorporé au 42ème régiment d'infanterie à Belfort à partir du 8 octobre 1913. Il fut réformé n°2 le 29 janvier 1914.

Mais le conseil de révision de la Corrèze le déclare apte au service armée dès la mobilisation. Il est incorporé au 159ème Régiment d'Infanterie à Briançon où il arrive le 10 novembre 1914.

Vue sur Briançon et de la caserne

















Il partira pour le front direction le Pas de Calais début décembre.  Mais avant de partir, il est allé se faire photographier afin d'envoyer une photo à ses parents Antoine Decoux et Jeanne Piquet.


C'est le départ ; de longues journées de marches l'attend aves ses camarades.
 

Voilà Jean dans l'enfer des tranchées quelque soit le temps. Sa vie est rythmée au son des bombardements, du danger lors des attaques, de la boue et de quelques moments de répit et de repos en arrière bien mérités. 

Juin 1915

Son régiment arrive dans l'Artois où la bataille fait rage depuis quelques temps. Depuis le 9 mai, malgré quelques succès, les batailles sont indécises. 


 

Le régiment de Jean Decoux arrive sur Souchez mi juin .

Les paysages sont ravagés par les bombardements. Il ne reste rien de ce petit village de l'Artois.


Le 16 juin, Jean Decoux, dès les 4 heures du matin est à son poste d'observation et ça jusqu'à 8 heures sous un violent bombardement. Malgré ce bombardement, il ne quittera pas ce poste. Tout à coup, un obus explose pas loin de lui. autour de lui un très grand nombre de ses camarades sont tués. Jean est touché par l'un des éclat de l'obus. Il ne sent plus son dos. J'imagine qu'il a du se mettre à l'abri le temps que les brancardiers viennent le secourir. Jean est évacué à l'arrière.
Il sera cité à l'ordre de son régiment "Très bon soldat, modèle de courage et de bravoure" et sera décoré de la croix de guerre.

Extrait du Journal de Marche du 159ème Régiment d'Infanterie

La bataille de l'Artois qui durera du 9 mai au 24 juin fit dans les rangs français 102 500 morts ou blessés. Tout ça pour conquérir 20kms carrés.


Jean examiné par le médecin à une plaie dans la région lombaire sur le bord supérieur du bassin.
Il arrive à l'hôpital le 17 juin.

Il sera ensuite envoyé à l'hôpital américain qui a investit le lycée Pasteur à Neuilly.



Il restera dans cet hôpital jusqu'au 13 mars 1916.

Il restera le reste de la guerre dans l'armée intérieure suite à sa blessure de guerre. 



Après la guerre, il recevra des nouvelles de l'infirmière américaine qui le soigna. 
















Sources : Archives départementales de la Corrèze
          Archives de l'Armée Château de Vincennes