BRESNAY (Allier) - Gilbert BEAUCULAT (1772-1812) - Des Guerres de Vendée à La Garde Impériale en passant par l'Italie et la péninsule ibérique - Famille Mazet -

 Bresnay est une petite paroisse du Bourbonnais située entre Moulins et St Pourçain sur Sioule.

Bresnay

En cette année 1771, le Royaume de France est gouverné par le vieux Roi Louis XV. Mais dans ce petit coin du centre de la France, deux jeunes gens s'apprêtent à convoler dans l'église de Bresnay.

Magdeleine Fougeroux, fille de Gilbert Fougeroux et de Catherine Martin paroissiens de Bresnay épouse le 25 juin 1771 Gilbert Bauculat de la paroisse voisine de Besson . Il est le fils de Simon Bauculat habitant Yzeure et de feue Marie Colas.

 Mariage Bauculat - Fougeroux

Acte de baptême de Gilbert Bauculat

C'est dans cette paroisse que nait leur premier enfant, Gilbert le 6 août 1772 et qui sera baptisé le 7 août suivant.

Il sera le frère ainé de notre aïeul Jean BAUCULAT qui nait le 20 novembre 1786 à Besson

 
Gilbert BAUCULAT (ou Beauculat) sera incorporé dans l'armée révolutionnaire le 10 messidor An II (le 28 juin 1794). On apprend grâce à sa fiche militaire qu'il était domicilié à Bresnay, qu'il mesurait 1m72, qu'il avait les yeux gris et les cheveux chatains.

Extrait matricule militaire de Gilbert Bauculat

Gilbert est incorporé au 70ème demi brigade de ligne, dans le 1er bataillon de grenadiers.

Dès son arrivée dans l'armée, il fera parti de l'armée des Côtes de l'Océan.

Cette armée a été créée sous la Révolution en 1794 pour lutter contre les Chouans et les Vendéens lors des Guerres de Vendée (les guerres de Vendée sont une guerre qui opposent les Vendéens et une partie des Bretons fidèles au Roi contre les Républicains).


Le Général Lazare Hoche

L'armée des Côtes de l'Océan est placé sous les ordres du général Lazare Hoche (futur maréchal d'Empire). Gilbert Bauculat fera les campagnes de l'An II, III, IV, V et VI dans cette armée contre les Chouans. 

Il sera d'ailleurs blessé d'un coup de feu le 3 vendémiaire An IV (25 septembre 1795) à la bataille de St Cyr en Talmondais (Vendée). La bataille commença vers les 16 heures. Elle opposa les troupes du général Lazare Hoche contre les troupes vendéennes. Cette bataille vit la victoire des troupes républicaines.

Armée des Vendéens

Gilbert part ensuite en Italie dès l'An VII. Il participera aux campagnes d'Italie de l'An VII et VIII (1798 à 1800). Durant cette période il passera grenadier le 11 prairial An VIII.

Passage du Tessin - Prise de Turbigo

Le 31 mai 1800, le général Bonaparte se trouve à Novare et se dirige sur le Tessin. Le même jour Duhesme traverse le fleuve à Boffalora. Les Autrichiens positionnés sur la rive opposée défendent leur position. L'artillerie française soutient la traversée du fleuve et contraint les Autrichiens a quitté leur position. Puis la division Monnier avec la 70ème demi brigade qui forme l'avant garde  prennent le contrôle et le soir vers 10 heures le village de Turbigo tombent aux mains de l'armée française.


Le 2 juin Bonaparte quitte Turbigo et entre triomphalement dans Milan.


Bataille de Marengo

Le 14 juin 1800 vit s'opposer l'armée française commandée par Bonaparte à l'armée autrichienne commandée par von Melas. Vers 17 heures, le 70ème demi brigade intervient parmi les forces de Desaix qui arrivent. Bonaparte déplait les troupes de Desaix. Une partie des troupes de Desaix sont envoyer au nord, tandis que la division Monnier est déployée encore plus au nord. Alors que la bataille est indécise, Desaix est envoyé à la tête de la cavalerie pour une charge qui se veut décisive. Mais au moment décisif de la bataille, Desaix reçoit une balle au torse qui le tue. L'armée française se retournent à nouveau contre les troupes autrichiennes qui épuisée perd tout espoir. Les Français finissent par se rendre maître du terrain et gagner la bataille.

La campagne continue pour Gilbert Bauculat. Le voilà avec son régiment dans l'armée cisalpine et il se trouve à Mantoue en 1802.

En exécution d'un arrêté consulaire, le 70ème demi brigade devient le 70ème régiment d'infanterie de Ligne. 

Au cours de l'An XIII et l'An XIV (1804-1805), Gilbert Bauculat servit au camp de Brest. Il se trouve parmi les soldats qui occupèrent pendant l'An XIV Belle-Isle qui est constamment sous la menace anglaise.

A nouveau, le 70ème retrouve l'armée de l'Océan. Il part ensuite pour les armées d'Espagne. A marche forcé depuis Pontivy où il se trouvait il gagne l'Espagne où il arrive 18 octobre 1807. Voilà Gilbert Bauculat engagé dans de nouvelles batailles lors des campagnes d'Espagne et du Portugal. Il a dû se trouver aux faits de guerre comme à la bataille de La Corogne le 16 janvier1809.

Bataille de La Corogne



Aux expéditions des Asturies sous le commandement de Junot en 1810, à la prise d'Astorga le 10 avril 1810, au siège d'Almeida le 28 août 1810 sous le commandement de Masséna, à la retraite de Sautarem le 12 décembre 1810.

D'après l'historique de son régiment, en 1811, Gilbert a dû être présent en mars aux combats de Pombal, de Redinha, de Foz d'Aruncez, en avril à celle de Sagubal et en mai à la bataille de Fuentes de Onoro.

De mai à octobre il participe à l'évacuation d'Almeida et à la marche sur la Guadiana.

Bataille de Fuentes de Onoro.


Le 13 août 1811, Gilbert passe à la Garde Impériale. Il est incorporé le 4 novembre 1811 au 2ème régiment de chasseur à pied de la Garde Impériale. Le chef de corps est Francois Roguet. 

En mars 1812, le 2ème régiment se rend sur le Niémen. 


Puis le 5 juin 1812, Gilbert Beauculat passe au 1er régiment de chasseur à pied de la Garde Impériale qui se trouve sous les ordres du Général Jean-Louis Gros.
Voilà Gilbert Beauculat dans l'enfer de la campagne de Russie.  

Le 24 juin il traverse le Niémen et se dirige sur Moscou. Une fois arrivé dans la capitale russe, le 1er régiment assure la sécurité des établissements de l'Empereur. 

Le 27 novembre, Gilbert Beauculat avec ses camarades traverse la Bérézina. Le froid est terrible et les soldats de l'armée ne sont pas forcément équipés pour y faire face.

Chasseurs à pied de la Garde Impériale au combat

Gilbert Beauculat reste ensuite à l'arrière avec sa compagnie dès le 8 décembre 1812. Mais il meurt le 31 décembre 1812 dans cette campagne de Russie.

Sources : Archives départementales de l'Allier

          Archives de l'armée - château de Vincennes

          Bibliothèque nationale Gallica

 

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