Devant les autorités, les jeunes gens doivent tirés un numéro, et en fonction de ce numéro, ils sont bon ou pas pour le service.
Napoléon Ier
Moulins au début du XIXème siècle
1806 - Moulins - Notre aïeul, Noël Nicolas, conscrit de 1806, se soumet au tirage au sort qui a lieu à la préfecture de Moulins. Il tire le numéro 184, numéro relativement loin dans la liste des conscrits, qui fait que Noël Nicolas, est dispensé du service militaire.
Scène de tirage au sort
Mais le jeune homme, voyant sûrement une opportunité, vue sa condition d'enfant né de parents inconnus, souhaite partir aux armées.
Un autre moulinois, Jacques Goulliaud, conscrit de la même année que notre aïeul, a tiré le numéro 7.
Noël Nicolas, ayant perdu l'espoir de servir dans l'armée, aurait proposé au jeune Goulliaud, d'échanger leur numéro, sous couvert d'une indemnité. Les deux jeunes gens font l'échange avec l'accord de leurs réprésentants.
Pour finaliser cet échange, le 30 août 1806, ils se retrouvent devant Maïtre Boullard, notaire à Moulins. Noël Nicolas reçoit le consentement de son protecteur et parrain Noël Cornut, qui l'accompagne.Jacques Goulliaud, est accompagné de son père Claude Joseph, propriétaire qui donne son accord.
Par ce traité de conscrit, Noël Nicolas s'oblige à remplacer Jacques Goulliaud dans les armées de la république française.
L'accord est signé moyemmant la somme de deux mille quatre cent francs d'indemnités que le père de Goulliaud s'engage à payer dans les quatre ans à Noël Nicolas à compter du jour de départ de ce dernier aux armées. . Noël Nicolas autorise Noël Cornut à recevoir le versement pour lui et faire quittance à Goulliaud père pour lui.
Extrait du traité de 1806
Noël Nicolas est incorporé au 58ème régiment de Ligne où il arrive le 26 septembre (voir articles sur Noël Nicolas).
L'hsitoire aurait pu en rester là. Mais au retour de Noël Nicolas en 1810 dans son Bourbonnais natal, on apprends qu'un nouvel accord est signé entre lui et Claude Joseph Goulliaud.
En effet, entre temps, et malgré le numéro 184, en 1809, Jacques Goulliaud est rappelé et part aux armées. Il est incorporé au 14ème régiment d'infanterie où il arrive le 8 décembre 1809. Mais il meurt des suites de fièvre en Espagne.
Extrait de l'accord de 1810
Sources : Archives départementales de l'Allier
Archives de l'Armée Château de Vincennes







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